Incendie à Canet-en-Roussillon : 281 bungalows détruits, 3 000 vacanciers évacués
Le feu parti de Sainte-Marie-la-Mer a ravagé 30 hectares, touchant trois campings et un chantier naval. Le préfet confirme le sinistre circonscrit.
Jeudi 2 juillet 2026, un violent incendie a dévasté 30 hectares à Canet-en-Roussillon, détruisant 281 bungalows dans trois campings et un bâtiment de Catana Group. Près de 3 000 personnes ont été évacuées. Le bilan fait état de douze blessés légers, dont six pompiers.
L’essentiel
- 281 bungalows détruits dans les campings Le Sainte-Marie, Le Brasilia et Le Marina.
- Environ 3 000 personnes évacuées, vacanciers et personnels confondus.
- 30 hectares brûlés sur les communes de Sainte-Marie-la-Mer et Canet-en-Roussillon.
- 12 blessés légers : six civils, six pompiers ; sept policiers municipaux intoxiqués.
- Un bâtiment du chantier naval Catana Group, fabricant de catamarans, détruit dans la zone portuaire.
Jeudi 2 juillet 2026, aux alentours de 14 heures, un incendie s’est déclaré à Sainte-Marie-la-Mer avant de se propager à Canet-en-Roussillon, sur le littoral des Pyrénées-Orientales. En quelques heures, les flammes ont parcouru trente hectares de végétation et de zones urbanisées, laissant derrière elles un paysage calciné. Des centaines de vacanciers ont dû être évacués en urgence.
Un feu parti du bord de mer
Selon le site spécialisé Feux de Forêt, le sinistre a débuté vers 14 h sur la commune de Sainte-Marie-la-Mer. Poussé par un vent violent, il a rapidement gagné Canet-en-Roussillon, station balnéaire très fréquentée en cette période estivale. Les pompiers du SDIS 66, appuyés par des renforts des départements voisins, ont lutté pendant des heures pour maîtriser l’avancée des flammes. Le colonel Eric Belgioïno, directeur du SDIS 66, a indiqué que le feu était particulièrement virulent et a salué l’engagement des équipes.
« Nous avons été confrontés à un phénomène très rapide, avec des rafales de vent qui ont porté l’incendie sur les campings et les infrastructures proches », a-t-il déclaré, cité par TV5Monde. Le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, a confirmé en fin de journée que le feu était circonscrit, mais que les opérations de surveillance se poursuivaient pour éviter toute reprise.
281 bungalows en cendres, trois campings dévastés
Les trois campings touchés - Le Sainte-Marie, Le Brasilia et Le Marina - ont été durement frappés. Selon la préfecture des Pyrénées-Orientales, 281 bungalows ont été détruits par les flammes. Les vacanciers, pris de panique, ont été évacués dans l’urgence. Au total, ce sont environ 3 000 personnes, vacanciers et personnels des campings, qui ont dû quitter les lieux. Un important dispositif d’accueil a été mis en place à la salle des Voiles Rouges de Canet-en-Roussillon, où jusqu’à 800 sinistrés ont été pris en charge, selon le média local Ouillade.eu.
Les services municipaux et la Croix-Rouge ont distribué des repas, de l’eau et des kits de première nécessité. Des hébergements d’urgence ont été proposés dans des gymnases et des hôtels de la région.
Un bilan humain mesuré mais des dégâts matériels lourds
Le bilan humain, bien que lourd, n’est pas à déplorer de victimes graves. Six civils et six pompiers ont été légèrement blessés, principalement par inhalation de fumée ou des brûlures superficielles. Par ailleurs, sept policiers municipaux ont été intoxiqués par les fumées, comme l’a rapporté TV5Monde. Tous ont été pris en charge sur place ou transportés à l’hôpital de Perpignan, sans que leur pronostic vital ne soit engagé.
Les dégâts matériels, en revanche, sont considérables. Outre les bungalows et la végétation, un bâtiment du constructeur de catamarans Catana Group, situé dans la zone portuaire de Canet, a été entièrement détruit par les flammes. L’entreprise, spécialisée dans la fabrication de catamarans de luxe, n’a pas encore communiqué sur l’impact de cet incendie sur son activité.
L’inquiétude d’une saison estivale précoce
Le colonel Eric Belgioïno a exprimé son inquiétude face à la précocité de ce sinistre. « Nous sommes début juillet et nous connaissons déjà un incendie de cette ampleur. Les conditions climatiques - sécheresse, vent - sont réunies pour que la saison soit particulièrement dangereuse », a-t-il prévenu, cité par L’Officiel des terrains de camping. Le préfet a appelé à la plus grande vigilance et rappelé les consignes de sécurité : ne pas jeter de mégots, ne pas allumer de feux à proximité des espaces boisés.
Contexte dans les Pyrénées-Orientales
Le département des Pyrénées-Orientales, et en particulier la plaine du Roussillon, est régulièrement confronté à des incendies estivaux liés à la sécheresse, au vent (tramontane) et à une forte pression touristique. Canet-en-Roussillon, commune littorale de près de 12 000 habitants, voit sa population multipliée par cinq en été. La côte sableuse et les nombreux campings attirent chaque année des milliers de vacanciers. Ce type de sinistre rappelle les incendies de 2023 et 2024 qui avaient déjà touché des zones similaires, mais avec une ampleur moindre. Selon les données de la préfecture, le département a connu une sécheresse record cet hiver, augmentant la combustibilité de la végétation. Les autorités locales réfléchissent à renforcer les dispositifs de prévention et d’alerte.
Alors que le feu est désormais circonscrit, les efforts des secours se concentrent sur l’accueil des sinistrés et l’évaluation précise des dégâts. Les vacanciers évacués devront être réorientés vers d’autres hébergements, tandis que les propriétaires des bungalows détruits devront faire face à des pertes considérables. Les prochains jours seront décisifs pour la reprise d’une vie normale sur ce littoral durement touché.