Caudan : la Fonderie de Bretagne échappe à la liquidation grâce à Renault
L'ancien propriétaire débloque 4,5 millions d'euros, offrant un répit jusqu'en octobre à l'usine de 245 salariés placée en redressement début juillet
La Fonderie de Bretagne, à Caudan près de Lorient, a évité de justesse la liquidation judiciaire. Renault a versé 4,5 millions d'euros le 17 juillet, dépassant les 3 millions requis. L'usine dispose maintenant d'un délai jusqu'au 11 septembre pour trouver un repreneur.
- La Fonderie de Bretagne à Caudan emploie environ 245 salariés et a été placée en redressement judiciaire le 3 juillet 2026
- Renault a débloqué 4,5 millions d'euros le 17 juillet, dépassant les 3 millions requis pour éviter la liquidation
- L'usine peut poursuivre son activité jusqu'au 15 octobre 2026 grâce à ce financement
- Un délai supplémentaire jusqu'au 11 septembre 2026 a été accordé pour trouver un repreneur
La Fonderie de Bretagne, implantée à Caudan dans le Morbihan, a échappé à la liquidation judiciaire grâce à une intervention de dernière minute. Le 17 juillet, Renault, son ancien propriétaire, a débloqué 4,5 millions d’euros pour assurer la poursuite de l’activité de l’usine qui emploie environ 245 salariés, selon La Croix.
Un sursis obtenu in extremis
Placée en redressement judiciaire le 3 juillet, l’entreprise avait jusqu’au 17 juillet pour réunir 3 millions d’euros afin d’éviter la liquidation. Le versement de Renault, qui dépasse d’un tiers le montant initialement requis, permet à la fonderie de poursuivre ses activités jusqu’au 15 octobre 2026.
Ce déblocage financier intervient après plusieurs semaines d’incertitude pour les salariés du site. La somme versée par le constructeur automobile couvre les besoins immédiats de trésorerie et offre une marge de manœuvre pour la période estivale.
Recherche de repreneur prolongée jusqu’en septembre
Parallèlement à l’aide financière, la Fonderie de Bretagne a obtenu un délai supplémentaire fixé au 11 septembre pour identifier un repreneur. Cette extension donne près de deux mois aux administrateurs judiciaires pour explorer les pistes de reprise et négocier avec les candidats potentiels.
La fonderie, spécialisée dans la production de pièces automobiles, fait partie des nombreux équipementiers confrontés aux mutations de l’industrie automobile. La recherche d’un nouvel actionnaire capable d’assurer la pérennité du site constitue désormais l’enjeu principal pour les 245 emplois concernés.
Contexte dans le Morbihan
Le Morbihan compte plusieurs sites industriels liés à la filière automobile et mécanique. Caudan, commune de près de 7 000 habitants située à une dizaine de kilomètres au nord-ouest de Lorient, accueille plusieurs entreprises du secteur. La Fonderie de Bretagne représente l’un des principaux employeurs industriels de ce territoire marqué par la présence historique de l’arsenal de Lorient et des chantiers navals.
L’agglomération de Lorient, qui regroupe environ 210 000 habitants, a connu plusieurs restructurations industrielles ces dernières années. Le maintien d’activités manufacturières comme la fonderie reste un enjeu pour l’équilibre économique du territoire et la diversification face à la tertiarisation.
Le rôle de Renault dans le dossier
L’intervention de Renault n’est pas anodine : le constructeur a été propriétaire du site avant de s’en séparer. En débloquant 4,5 millions d’euros, soit 50 % de plus que le minimum exigé, Renault assume une forme de responsabilité vis-à-vis de l’ancien site et de ses salariés.
Cette aide d’urgence s’inscrit dans un contexte où les donneurs d’ordres automobiles sont régulièrement interpellés sur leur rôle dans les difficultés de leurs anciens sous-traitants. Le geste de Renault pourrait faciliter les discussions avec les repreneurs potentiels en démontrant un engagement financier concret.
Échéances à venir
Deux dates structurent les prochaines semaines : le 11 septembre pour la désignation d’un repreneur et le 15 octobre, terme du financement assuré par Renault. Entre ces deux échéances, les administrateurs judiciaires devront convaincre un industriel de reprendre l’outil de production et les effectifs. La viabilité du plan de reprise conditionnera l’avenir du site et le maintien des emplois dans le bassin lorientais.