Fontainebleau : nouvelle reprise de feu, 7 hectares brûlés
Une centaine de pompiers ont fixé une reprise de feu dans le secteur du Mont Aigu, trois semaines après les incendies majeurs de juillet
Un feu s'est de nouveau déclaré le 29 juillet au soir dans la forêt de Fontainebleau, près du Mont Aigu. Environ sept hectares ont brûlé avant que les pompiers ne fixent le sinistre, dans un massif déjà meurtri par les incendies de la mi-juillet.
- Une reprise de feu a été détectée le 29 juillet vers 18h50 dans le secteur du Mont Aigu, en forêt de Fontainebleau
- La surface brûlée est estimée à environ sept hectares selon le SDIS de Seine-et-Marne, fixée autour de six hectares selon un bilan de l'AFP
- Une centaine de sapeurs-pompiers, avec des renforts de départements voisins, ont été mobilisés
- Les incendies majeurs de mi-juillet 2026 avaient détruit plus de 2 000 hectares, environ 10% du massif, selon l'ONF
- La région Île-de-France, sous l'impulsion de Valérie Pécresse, a annoncé le 23 juillet un plan de protection des forêts franciliennes
Un peu avant 19 heures, le 29 juillet, les premières colonnes de fumée s’élèvent au-dessus du secteur du Mont Aigu, en forêt de Fontainebleau. Les riverains connaissent désormais le réflexe : composer le 18, guetter les sirènes, regarder le ciel. Deux semaines plus tôt, à quelques kilomètres de là, le même massif avait vu partir en fumée plus de 2 000 hectares.
Selon le service départemental d’incendie et de secours de Seine-et-Marne, cité par plusieurs médias sur X, une « importante reprise de feu » est détectée en fin de journée. La surface parcourue est d’abord estimée à six hectares. Une centaine de sapeurs-pompiers sont mobilisés, avec des renforts venus des départements voisins, selon TV5MONDE Info.
Une nuit d’intervention au Mont Aigu
Les secours travaillent une partie de la nuit pour empêcher toute propagation vers d’autres parcelles du massif. Le lendemain, 30 juillet, l’AFP fait état d’un feu fixé sur environ six hectares, un bilan qui illustre la difficulté à évaluer en temps réel l’étendue exacte d’un départ de feu sur un sol forestier asséché.
Le sous-préfet Yannis Bouzar s’est exprimé sur l’incident, qualifié de « prévisible » dans le contexte actuel, selon Orange Actu. Il évoque une sécheresse prolongée des sols, qui fragilise durablement la végétation et multiplie les risques de reprise sur les zones déjà touchées par les incendies de juillet.
Un massif encore marqué par les incendies de juillet
La forêt de Fontainebleau porte encore les stigmates des feux de la mi-juillet 2026, qui avaient détruit plus de 2 000 hectares, soit environ 10% du massif, selon l’Office national des forêts. Une enquête judiciaire avait été ouverte à l’époque : la procureure Diane Ngomsik avait confirmé l’interpellation de suspects dans le cadre des investigations sur l’origine des départs de feu initiaux, rapportait alors Le Journal de Montréal. Les conclusions de cette enquête ne sont pas connues à ce stade.
C’est dans ce contexte que la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, avait annoncé le 23 juillet un plan d’action pour la protection des forêts franciliennes, désormais classées « territoire du feu ». Ce plan de prévention renforcé visait déjà à anticiper des épisodes comme celui du 29 juillet.
Contexte dans la Seine-et-Marne
Le massif de Fontainebleau, l’un des plus vastes espaces boisés d’Île-de-France, s’étend sur plusieurs communes de Seine-et-Marne et constitue un poumon vert et touristique majeur pour le département. Sa fréquentation, ses grès et ses sentiers en font un site classé, désormais confronté à une pression climatique inédite après un été marqué par une sécheresse durable des sols. La multiplication des reprises de feu, même limitées, questionne la capacité du massif à se régénérer à court terme, alors que les services de l’État et de la région tentent d’adapter leurs dispositifs de surveillance.
La mobilisation rapide d’une centaine de pompiers pour circonscrire six hectares témoigne d’un dispositif de vigilance désormais renforcé sur le secteur, sans qu’aucun bilan humain n’ait été communiqué à ce stade.
Les causes précises de cette reprise n’ont pas été détaillées par les autorités.