Production industrielle : un léger recul de 0,1 % en mai 2026, moins que prévu
L'Insee a publié ce vendredi les chiffres de la production industrielle pour mai 2026. La baisse est moins forte qu'attendu, mais le secteur manufacturier souffre, notamment l'automobile. Dans la Sarthe, l'industrie locale reste vigilante.
Selon l'Insee, la production industrielle française a reculé de 0,1 % en mai 2026, une baisse moins marquée que les 0,4 % anticipés. Le secteur manufacturier chute de 1 %, mais l'énergie et le BTP compensent partiellement.
L’essentiel
- Recul global : -0,1 % de la production industrielle en mai 2026 par rapport à avril (source Insee)
- Meilleur qu’attendu : le consensus des économistes anticipait une baisse de 0,4 % (source Refrance)
- Secteur manufacturier : -1,0 % sur un mois, avec des chutes marquées dans la cokéfaction (-9,0 %) et l’automobile (-4,7 %)
- Compensation : production d’énergie en hausse de 3,2 % et BTP en progression de 1,2 %
Un recul moins sévère qu’anticipé
L’Insee a dévoilé ce vendredi 3 juillet les chiffres de la production industrielle française pour le mois de mai 2026. La production globale affiche un léger repli de 0,1 % par rapport à avril. Ce chiffre est toutefois meilleur que les prévisions des économistes, qui tablaient en moyenne sur une baisse de 0,4 %, selon l’agence Refrance. « France Industrial Production (M/M) May: -0.1% (est -0.4; prev 0.1%) », a relevé un analyste sur X.
Sur un an, la tendance reste positive : la production industrielle globale a augmenté de 2,4 % sur la période de mars à mai 2026 par rapport à la même période de 2025.
Le secteur manufacturier en berne
Derrière ce chiffre global se cachent des disparités. La production manufacturière s’est repliée de 1,0 % en mai, après une hausse révisée à 0,6 % en avril. Plusieurs branches sont lourdement affectées. La cokéfaction et le raffinage enregistrent la plus forte baisse sectorielle avec -9,0 %. La fabrication de matériels de transport fléchit de 2,8 %, pénalisée par un recul de 4,7 % dans l’automobile.
L’Insee précise que ces baisses sont généralisées dans l’industrie manufacturière.
L’énergie et le BTP compensent
La production des industries extractives, de l’énergie et de l’eau a rebondi de 3,2 % en mai, grâce à des conditions climatiques particulières : des températures fraîches en milieu de mois, suivies d’une canicule en fin de mois, ont soutenu la demande. Par ailleurs, le secteur de la construction (BTP) a progressé de 1,2 % sur un mois.
Contexte dans la Sarthe
Dans la Sarthe, département où l’industrie automobile tient une place importante (usines de Le Mans, entre autres), le recul national de 4,7 % de ce secteur est suivi de près par les acteurs locaux. Si aucun chiffre départemental n’a été communiqué, l’emploi industriel sarthois reste exposé aux fluctuations conjoncturelles. À l’inverse, la bonne tenue du BTP (+1,2 % au niveau national) pourrait profiter aux entreprises locales du secteur, très présentes dans l’agglomération mancelle.
Les prochains chiffres, attendus en août, permettront de voir si cette tendance se confirme ou si le regain d’activité dans l’énergie et le BTP parviendra à soutenir durablement l’industrie française.