Un enfant de deux ans meurt noyé dans le Tech à Amélie-les-Bains : enquête ouverte
Le mercredi 1er juillet, un garçon de deux ans et demi a disparu quelques instants derrière le stade communal avant d'être emporté par le courant de la rivière. Malgré l'intervention des secours, l'enfant n'a pu être réanimé.
Un drame s'est produit mercredi après-midi à Amélie-les-Bains-Palalda, dans les Pyrénées-Orientales. Un enfant de deux ans et demi, qui jouait près de la rivière du Tech, a échappé à la surveillance des adultes et a été emporté par le courant. Les secours, mobilisés en nombre, ont retrouvé l'enfant inanimé en aval mais n'ont pu le ranimer.
L’essentiel
- Fait 1 : Un enfant de deux ans et demi est mort noyé le mercredi 1er juillet 2026 dans la rivière du Tech à Amélie-les-Bains-Palalda.
- Fait 2 : Le drame s’est produit en début d’après-midi derrière le stade communal, alors que l’enfant se trouvait avec sa mère.
- Fait 3 : D’importants moyens de secours ont été déployés : pompiers plongeurs, brigade nautique de Saint-Cyprien et hélicoptère Dragon 66.
- Fait 4 : Le parquet de Perpignan a ouvert une enquête pour recherche des causes de la mort et ordonné une autopsie.
Le déroulement du drame
Il est environ 14 heures ce mercredi 1ᵉʳ juillet 2026 quand une alerte est donnée aux services de secours des Pyrénées-Orientales. Un enfant de deux ans et demi, qui se promenait avec sa mère aux abords du stade communal d’Amélie-les-Bains-Palalda, a soudainement disparu de la vue des adultes. Selon les premiers éléments communiqués par les secours et relayés par La Dépêche du Midi, le garçonnet aurait plongé ou glissé dans la rivière du Tech, dont le débit est soutenu en cette période de fonte des neiges et d’épisodes orageux.
Quelques instants seulement ont suffi pour que l’enfant soit emporté par le courant. Sa mère, en état de choc, a immédiatement alerté les secours. Les témoins présents sur place, notamment des promeneurs et des riverains, ont tenté de localiser l’enfant mais le courant rapide et les eaux troubles ont rendu les premières recherches vaines.
Des moyens de secours considérables
Face à l’urgence, les sapeurs-pompiers des Pyrénées-Orientales ont déclenché un dispositif important. Des plongeurs ont été dépêchés sur place pour explorer la rivière, tandis que la brigade nautique de la gendarmerie de Saint-Cyprien, stationnée sur la côte méditerranéenne, a été mobilisée en renfort. L’hélicoptère de la sécurité civile Dragon 66 a survolé le cours d’eau pour tenter de repérer l’enfant depuis les airs.
Après environ une heure de recherches intensives, le corps inanimé de la victime a été retrouvé en aval du lieu de la disparition, selon Linfo.re. Les secouristes ont immédiatement entrepris des gestes de réanimation, mais l’enfant n’a pas pu être ranimé. Son décès a été prononcé sur place, sous les yeux de sa famille et des témoins bouleversés.
Une enquête pour déterminer les causes
Le parquet de Perpignan a immédiatement été saisi. Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte, confiée à la gendarmerie d’Amélie-les-Bains-Palalda. Le procureur de la République a ordonné une autopsie du corps de l’enfant afin de déterminer les circonstances exactes du décès et vérifier l’absence de toute intervention extérieure.
Selon les premières déclarations du parquet, la piste d’un possible défaut de surveillance est évoquée. L’enfant aurait échappé « brièvement » à la vigilance de sa mère, comme l’a rapporté La Dépêche du Midi. Les enquêteurs devront notamment établir le délai exact entre la disparition et l’alerte, ainsi que les conditions de sécurité aux abords de la rivière à cet endroit. Aucune hypothèse n’est écartée à ce stade, mais le caractère accidentel semble privilégié.
La municipalité sous le choc
La mairie d’Amélie-les-Bains-Palalda a exprimé son profond soutien à la famille de la victime, saluant également la réactivité des secours. Dans un communiqué, la municipalité a rappelé que des panneaux de mise en garde contre les risques de baignade et de noyade sont installés le long du Tech, mais que ce drame montre la nécessité d’une vigilance accrue de la part des adultes, en particulier avec de jeunes enfants.
La ville, station thermale et touristique prisée des randonneurs et des familles, est sous le choc. Un registre de condoléances pourrait être ouvert à la mairie dans les prochains jours. La famille endeuillée a demandé à ce que sa vie privée soit respectée.
Contexte dans les Pyrénées-Orientales
Ce drame s’inscrit dans un contexte départemental marqué par des risques de noyade récurrents dans les cours d’eau des Pyrénées-Orientales. Le Tech, qui prend sa source dans les Pyrénées et traverse la plaine du Roussillon avant de se jeter dans la Méditerranée, est une rivière au débit variable, parfois trompeur en été lorsque la fonte des neiges et les orages soudains peuvent faire monter les eaux rapidement. Le département connaît chaque année des accidents de ce type, touchant souvent des enfants en bas âge, comme le rappellent les associations de prévention des noyades.
Selon les statistiques nationales de Santé publique France, la noyade est la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les enfants de moins de 5 ans. Les Pyrénées-Orientales, avec leurs nombreux points d’eau naturels (rivières, lacs, mer) et leur forte fréquentation touristique estivale, sont particulièrement exposés. Les autorités locales multiplient les campagnes de sensibilisation, notamment via les affichages « baignade interdite » et les messages de prudence diffusés dans les offices de tourisme.
Prochaine étape : l’autopsie et l’enquête
L’autopsie du corps de l’enfant doit être réalisée dans les prochains jours à l’institut médico-légal de Montpellier. Les résultats permettront de préciser l’heure exacte du décès et d’éventuelles lésions. L’enquête de gendarmerie, qui entend les proches et les témoins, devrait également déterminer si des mesures de sécurité supplémentaires doivent être prises aux abords du Tech, notamment au niveau du stade où le drame s’est produit. En attendant, la ville d’Amélie-les-Bains-Palalda est en deuil, et une pensée collective accompagne la famille de la victime.