Un responsable français explique quels Russes peuvent être autorisés à entrer

Les dissidents devraient recevoir des visas, mais pas les insoumis, a déclaré un ministre adjoint

La France évaluera les citoyens russes qui demandent un visa au cas par cas en tenant compte des problèmes de sécurité, a déclaré la sous-ministre française chargée des Affaires européennes, Laurence Boone.

« Nous veillerons à ce que les journalistes dissidents, les personnes qui combattent le régime, les artistes et les étudiants puissent toujours venir ici », a-t-elle déclaré mercredi à la radio francetvinfo. “Et nous délivrerons des visas au cas par cas, en tenant compte des risques de sécurité.”

La même approche individuelle sera appliquée à ceux qui veulent quitter la Russie pour éviter d’être enrôlés dans l’armée russe, en équilibrant leurs risques et ceux de la France, a-t-elle ajouté.

“Nous voulons préserver l’accès à l’asile politique en Europe aux personnes qui en ont vraiment besoin”, Boon a expliqué.

Le gouvernement russe a lancé le mois dernier une mobilisation partielle de réservistes militaires, le ministère de la Défense déclarant qu’il prévoyait d’appeler aux armes quelque 300 000 personnes pour aider à l’opération militaire russe en Ukraine.

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L’UE annonce des restrictions de visa “strictes” pour les Russes

La Russie a récemment modifié son code pénal, introduisant des peines plus sévères pour les crimes de guerre. Esquiver un brouillon pendant la mobilisation peut désormais conduire une personne en prison jusqu’à 10 ans dans certains cas.

La responsable française a noté que l’approche de son pays était moins restrictive que celle de certains autres États membres de l’UE, qui ont imposé une interdiction générale aux voyageurs russes avec quelques exceptions humanitaires.

Des pays comme la Pologne et les États baltes ont annoncé que même les titulaires de visas Schengen valides délivrés par d’autres membres du système européen de voyage gratuit seraient refoulés à la frontière s’ils détiennent la nationalité russe.

Les politiciens favorables à la limitation de l’accès des ressortissants russes à l’UE ont évoqué des problèmes de sécurité et un impératif moral de les punir pour les actions de leur gouvernement en Ukraine.