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PARIS (Reuters) – Le réalisateur français Christophe Ruggia a été arrêté mardi, ont indiqué les procureurs de Paris, suite à des allégations selon lesquelles il aurait agressé sexuellement une adolescente qui aurait été projetée dans l'un de ses films il y a près de deux décennies.

Un cinéaste français arrêté pour agression sexuelle

FILE PHOTO: 70e Festival de Cannes – Conférence de presse du film "120 battements par minute" (120 Beats Per Minute) en compétition – Cannes, France. 20/05/2017. Actrice Adele Haenel. / Photo prise le 24 novembre 2018 / REUTERS / Stephane Mahe

Jean-Pierre Versini-Campinchi, avocat de Ruggia, a déclaré que le cinéaste avait nié toute faute.

L'actrice Adele Haenel, qui a maintenant 31 ans, a allégué que Ruggia l'avait agressée et harcelée entre 2001 et 2004 après avoir été castée dans un film réalisé par Ruggia intitulé "Les Diables" ou The Devils.

Selon les allégations de Haenel, publiées dans le média français Mediapart en novembre de l'année dernière, lorsqu'elle a été harcelée pour la première fois, elle avait 12 ans et les abus se sont poursuivis jusqu'à l'âge de 15 ans.

En novembre, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur «l'agression sexuelle d'un mineur de moins de 15 ans par une personne d'autorité et le harcèlement sexuel».

L’arrestation de Ruggia est intervenue quelques jours après que les procureurs français ont ouvert une enquête distincte sur les allégations de viol sur un enfant qui aurait envoyé des ondes de choc dans les milieux culturels français.

Dans un livre publié ce mois-ci, Vanessa Springora, maintenant âgée de 47 ans et directrice de la maison d'édition française Julliard, a allégué des abus sexuels de la part de Gabriel Matzneff, un éminent auteur de 83 ans, alors qu'elle avait 14 ans.

Matzneff a déclaré que Springora le dénaturait comme un pervers et un agresseur.

Le mouvement #MeToo, qui a débuté à la suite du scandale entourant le magnat du cinéma hollywoodien Harvey Weinstein, a déclenché une vague d'allégations de personnes qui disent avoir été abusées sexuellement par des personnes occupant des postes puissants.

Mais la réponse en France jusqu'à présent a été relativement modérée.

Alors que de nombreuses personnes en France ont embrassé le mouvement, certaines personnalités ne l'ont pas fait. L'actrice Catherine Deneuve a mis son nom, avec 99 autres femmes françaises, dans une lettre de 2018 disant que la campagne #MeToo équivalait à du «puritanisme» et que les hommes avaient le droit de «harceler» les femmes.

Reportage de Matthieu Protard, Sophie Louet et Simon Carraud; édité par Mike Collett-White

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