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Un smartphone affichant l'application Uber à Londres.

Oli Scarff | Getty Images

Uber a introduit de nouvelles fonctionnalités en Grande-Bretagne axées sur la sécurité, notamment une qui permet aux utilisateurs de signaler un comportement discriminatoire, dans l'attente d'une décision de la part du régulateur des transports de Londres sur la possibilité de continuer à opérer dans la ville.

Parmi les nouveaux outils que la société lance, il en existe un appelé "RideCheck", qui envoie une alerte lorsque ses données GPS indiquent un accident potentiel ou si le trajet semble durer trop longtemps. Ce message dirigerait ensuite un utilisateur vers un outil lui permettant de contacter les services d'urgence.

Vous pouvez également appuyer sur un bouton – qu’il s’agisse d’un motard ou d’un chauffeur – pour signaler tout comportement discriminatoire qu’il a rencontré au cours d’un voyage. Si Uber trouve la preuve que quelqu'un a commis une discrimination à l'encontre d'un cycliste ou d'un conducteur en raison de sa race, de son appartenance ethnique ou de son orientation sexuelle, l'utilisateur contrevenant serait renvoyé de la plateforme.

Enfin, la société collabore avec l'association britannique des automobilistes AA sur un cours vidéo en ligne pour enseigner aux conducteurs comment conduire en toute sécurité. Le système sera obligatoire pour tous les nouveaux conducteurs dans le cadre du processus d'intégration, mais facultatif pour les automobilistes qui conduisent déjà pour Uber.

"Il n'y a rien de plus important que la sécurité de nos clients et des villes que nous desservons", a déclaré Jamie Heywood, responsable Uber pour l'Europe du Nord et de l'Est, dans un communiqué. "Nous utilisons notre technologie et travaillons en partenariat avec les AA pour relever le niveau de sécurité, mais nous ne nous arrêterons pas là car, en matière de sécurité sur notre plate-forme, notre travail n'est jamais terminé."

Cette annonce intervient quelques semaines à peine avant que Uber n’ait annoncé à Transport for London (TfL) s’il envisageait de renouveler sa licence d’exploitation dans la capitale britannique. En septembre, TfL a pris la décision surprise de n'accorder au géant de la course à pied qu'un permis de deux mois au lieu d'un mandat maximal de cinq ans.

Lorsque TfL a refusé de renouveler son permis d'Uber en 2017, l'organisme de surveillance a fait part de ses préoccupations concernant l'approche de l'entreprise en matière de sécurité publique, en particulier en ce qui concerne le signalement des infractions pénales et la vérification des antécédents des conducteurs. Un juge a par la suite accordé à la société une licence temporaire de 15 mois après que celle-ci avait modifié son modèle commercial.

La prochaine date limite pour le jugement de TfL sur l'octroi d'une licence à Uber est le 25 novembre.

Uber, dont l'arrivée à Londres il y a sept ans mettait une pression importante sur l'industrie des taxis noirs locaux, doit maintenant faire face à la concurrence croissante d'un certain nombre de nouveaux entrants, notamment Bolt en Estonie et Kapten en France. Son rival indien Ola, qui a obtenu une licence de TfL en juillet, prévoit de se déployer à Londres avant la fin de l'année.

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