TikTok et Twitter trolls dans la ligne de mire de la France alors que le ministre de l’Éducation intervient dans une étrange campagne de cyberintimidation dans les lycées

Certains élèves de sixième année français nés en 2010 commenceront l’école secondaire cet automne, et ils auraient été bombardés ces dernières semaines de messages abusifs sur TikTok et Twitter sous le hashtag #Anti2010. Quelque 40 millions de messages ont utilisé ce hashtag jusqu’à ce qu’il soit supprimé, a rapporté l’AFP.

Le ministre Blanquer s’en est mêlé cette semaine. « Un nouveau phénomène récemment apparu sur les réseaux sociaux TikTok et Twitter encourage les insultes et menaces des pairs plus âgés envers les enfants nés en 2010 » il a écrit dans une lettre aux directeurs d’école à travers le pays.

Blanquer a encouragé les écoles à « être très attentif » et « renforcer la vigilance » contre la campagne d’intimidation et de discipliner les élèves pris à y participer. Dans un tweeter Jeudi soir, Blanquer a rappelé aux élèves et aux parents concernés qu’ils pouvaient signaler la cyberintimidation via des numéros de téléphone dédiés, leur disant « Ne lâche rien. »

Les inquiétudes du ministre sont partagées par la principale fédération française de parents d’élèves, qui précise que « Alors que de nombreux enfants n’utilisent pas les plateformes, pour ceux qui le font, il est clair que leur santé mentale et psychologique est en réel danger. »

Cependant, le plus grand syndicat de directeurs d’école du pays, le SNPDEN, estime que le ministre et les parents exagèrent. « Nous n’avons pas vu d’incidents de ce type dans les écoles », Le secrétaire général du SNPDEN, Bruno Bobkiewicz, a déclaré à l’AFP. « Aucun des 70 chefs d’établissements réunis en conférence nationale cette semaine n’avait entendu parler de ce mouvement sur les réseaux sociaux. »

L’attention des médias sur la campagne #Anti2010 a suscité des appels à un contrôle plus strict des réseaux sociaux. Un commentateur sur Twitter a écrit cette « vérification de l’âge et identification biométrique obligatoire » aurait « Résoudre beaucoup de problèmes. » Autres appelé pour les boycotts, avec un commentateur déclarant que « tout le monde devrait fermer son compte en faveur des enfants victimes de ce harcèlement ».

Que le problème soit aussi grave que Blanquer et les commentateurs le prétendent, ou aussi mineur que le prétendent les directeurs d’école, l’avènement des médias sociaux a entraîné une augmentation des troubles de santé mentale et de la cyberintimidation chez les adolescents. En France plus tôt cette année, 11 personnes ont été reconnues coupables de harcèlement et d’intimidation en ligne d’une adolescente qui a publié une vidéo anti-islam sur Instagram et TikTok. La jeune fille a décrit les menaces des musulmans indignés comme si graves qu’elle a dû changer d’école et demander la protection de la police.

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