Super League européenne : Barcelone, le Real Madrid et la Juventus poursuivent leurs plans d’échappée |  Actualités footballistiques

Barcelone, la Juventus et le Real Madrid se sont engagés à poursuivre leurs projets de Super League européenne après avoir remporté une importante bataille judiciaire avec l’UEFA.

Un tribunal de Madrid a décidé que la procédure disciplinaire de l’instance dirigeante contre les 12 clubs fondateurs de la ligue proposée doit être abandonnée, tandis que l’affaire sera désormais évaluée par la Cour européenne de justice de Luxembourg.

Douze clubs se sont annoncés comme membres fondateurs de la Super League le 18 avril, mais la compétition s’est effondrée dans les 72 heures après que neuf se sont retirés au milieu des protestations des fans, de l’opposition de l’UEFA, de la FIFA et des ligues nationales et même du gouvernement britannique et de la famille royale.

Ces neuf clubs – Manchester United, Manchester City, Chelsea, Liverpool, Tottenham, Arsenal, l’Atletico Madrid, l’Inter Milan et l’AC Milan – ont chacun écopé d’une amende d’environ 7 millions de livres sterling par l’UEFA et de 5% de leur prix.

Mais un tribunal espagnol a décidé que ces sanctions devaient être supprimées tandis que les procédures disciplinaires en cours contre le Barça, la Juve et Madrid – qui ont toujours respecté le projet – doivent également être closes.

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Les supporters de Chelsea affichent une bannière « fans, pas clients » pour protester contre les projets de Super League européenne

Il s’agit d’une décision potentiellement sismique pour l’avenir du football interclubs en Europe, ces trois clubs jurant d’exploiter et de mettre fin à la « position monopolistique » de l’UEFA.

Une déclaration commune sur leurs sites Internet disait : « Le FC Barcelone, la Juventus et le Real Madrid CF se félicitent de la décision de la Cour d’aujourd’hui mettant en œuvre, avec effet immédiat, l’obligation de l’UEFA de dénouer les mesures prises contre tous les clubs fondateurs de la Super League européenne, y compris la clôture de la procédure disciplinaire contre le la signature de trois clubs et la suppression des sanctions et restrictions imposées aux neuf clubs fondateurs restants afin qu’ils évitent les mesures disciplinaires de l’UEFA.

« La Cour soutient la demande faite par les promoteurs de la Super League européenne, rejette l’appel de l’UEFA et confirme son avertissement à l’UEFA que le non-respect de sa décision entraînera des amendes et une responsabilité pénale potentielle.

« L’affaire sera évaluée par la Cour de justice européenne à Luxembourg, qui examinera la position monopolistique de l’UEFA sur le football européen.

« Nous avons le devoir de résoudre les problèmes très graves auxquels le football est confronté : l’UEFA s’est imposée comme le seul régulateur, l’opérateur exclusif et le propriétaire unique des droits des compétitions européennes de football.

« Cette position monopolistique, en conflit d’intérêts, nuit au football et à son équilibre compétitif. Comme le montrent de nombreuses preuves, les contrôles financiers sont inadéquats et ils ont été mal appliqués. Les clubs participant aux compétitions européennes ont le droit de régir leurs propres compétitions.

« Nous sommes ravis qu’à l’avenir, nous ne soyons plus soumis aux menaces permanentes de l’UEFA. Notre objectif est de continuer à développer le projet de Super League de manière constructive et coopérative, en comptant toujours sur toutes les parties prenantes du football : supporters, joueurs, entraîneurs, clubs, ligues et associations nationales et internationales.

« Nous sommes conscients que certains éléments de notre proposition doivent être revus et, bien sûr, peuvent être améliorés par le dialogue et le consensus. Nous restons confiants dans la réussite d’un projet qui sera toujours conforme aux lois de l’Union européenne. »

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