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UNITED NATIONS (Reuters) – Le président iranien Hassan Rouhani prononcera mercredi devant l'Assemblée générale des Nations un discours un discours qui déterminera probablement si Téhéran va renouer le dialogue avec les Etats-Unis afin d'atténuer la tension accrue qui règne entre leurs ennemis de longue date.

Rouhani iranien appelle à une "coalition de l'espoir" dans le Golfe alors que la tension monte

DOSSIER DE PHOTO: Le président iranien Hassan Rouhani participe à une réunion avec le président russe Vladimir Poutine en marge du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Bichkek, au Kirghizistan, le 14 juin 2019. Sputnik / Alexei Druzhinin / Kremlin via REUTERS

L’affrontement entre Téhéran et Washington s’est intensifié depuis l’année dernière, lorsque le président américain Donald Trump s’est retiré de l’accord de 2015 sur le nucléaire conclu entre l’Iran et les grandes puissances et a réimposé les sanctions qui ont paralysé l’économie de ce pays.

Rouhani, l’architecte du pacte nucléaire, a laissé la porte ouverte à la diplomatie, affirmant que si les sanctions étaient levées, Washington pourrait se joindre aux négociations sur le nucléaire entre Téhéran et d’autres puissances.

Malgré les efforts du président français Emmanuel Macron pour faire en sorte que les pourparlers se déroulent entre les deux pays, M. Trump a annoncé mardi qu'il intensifierait les sanctions contre l'Iran dans le cadre de la politique de "pression maximale" de Washington visant à contraindre Téhéran à négocier un accord plus large.

Trump veut un accord qui limite davantage le programme nucléaire iranien, limite le travail sur les missiles balistiques et mette fin à son soutien aux forces de substitution au Moyen-Orient. Téhéran a exclu de négocier tout nouvel accord.

En réaction au durcissement des sanctions imposées par les États-Unis sur ses exportations de pétrole essentielles depuis la sortie de l'accord, l'Iran a progressivement réduit ses engagements en vertu de l'accord et a menacé de bloquer le détroit d'Ormuz dans le Golfe, par lequel environ un cinquième du pétrole mondial passe.

Lors de l'Assemblée générale, Rouhani devrait appeler à une "coalition pour l'espoir" dans le Golfe, qui "garantira la liberté de navigation, les flux d'énergie et la stabilité régionale dans le golfe Persique", a déclaré à Reuters un haut responsable iranien.

L’ombre de la guerre s’est allongée après la frappe aérienne du 14 septembre sur le cœur de l’industrie pétrolière saoudienne, qui a notamment endommagé la plus grande installation de traitement du pétrole au monde, détruisant plus de 5% de l’approvisionnement mondial en pétrole.

Les États-Unis, l'Union européenne et l'Arabie saoudite ont imputé l'attaque à l'Iran, au lieu du groupe houthi Yemeni aligné avec l'Iran qui a revendiqué la responsabilité. L'Iran a pris ses distances par rapport aux attaques, mais a déclaré qu'il était prêt pour une guerre «à part entière».

L’escalade de la confrontation pourrait faire pencher la balance des pouvoirs en Iran en faveur des extrémistes cherchant à limiter la capacité de Rouhani à s’ouvrir à l’Occident, en particulier parce que l’aversion du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, pour Washington reste un formidable obstacle à toute solution diplomatique.

Écrit par Parisa Hafezi; édité par Jonathan Oatis

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