« Paulie Allez ! »  Critique : Passage à l’âge adulte, fantaisie incluse

Le protagoniste adolescent tenace de la comédie discrète “Paulie Go!” peut évoquer des souvenirs d’un autre Paulie, joué par Michael Cera dans “Juno”. Paulie Go (Ethan Dizon) est plus rigide que Paulie Bleeker de Cera, mais ce film indépendant de Jason Reitman est une pierre de touche appropriée pour cette modeste histoire de passage à l’âge adulte, qui, au milieu de la musique folklorique, des montages de road trip et du dialogue vif suit un prodige de la technologie en mission pour entrer dans un programme compétitif d’apprentissage automatique.

Dweeby et sans amis mais doué pour les sciences, Paulie, qui sort tôt du lycée, fixe son dévolu sur le laboratoire de robotique d’un professeur reclus. Même une candidature rejetée ne peut l’arrêter : dans les scènes d’ouverture, Paulie vole la camionnette de son oncle et se rend au Minnesota, dans l’espoir de prouver son expertise au professeur en personne. C’est là, dans un hameau au bord d’un lac, que Paulie rencontre Avery (Madison Wolfe), un adolescent passionné de pêche qui accepte d’être l’escorte locale de Paulie.

Réalisé par Andrew Nackman dans son premier long métrage, “Paulie Go!” aspire sans vergogne à la fantaisie sentimentale qui submergeait autrefois les festivals de cinéma, et certains moments – y compris une scène de danse consciemment maladroite – semblent proches des citations de dizaines de films décalés qui ont précédé. Même dans une affaire décontractée, une telle douceur retraitée peut vous donner mal aux dents. La plus grande force de l’histoire est la tournure intelligente qui attend Paulie et Avery vers la fin de leur aventure, insufflant un élément de science-fiction surprise dans un exercice de passage à l’âge adulte par ailleurs standard.

Paulie Allez !
Non classé. Durée : 1h26. Louer ou acheter sur Amazone, Vudu et d’autres plateformes de streaming et opérateurs de télévision payante.