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Macron demande aux écoles de discuter de la montée de l’antisémitisme après l’arrestation de trois adolescents français pour viol collectif présumé d’une jeune fille juive

PARIS — Le président Emmanuel Macron a demandé mercredi aux écoles d’organiser cette semaine une « heure de discussion » sur le racisme et l’antisémitisme, après que le viol d’une jeune fille juive dans une banlieue parisienne ait ajouté au climat social chargé en France à l’approche des élections.

Trois adolescents ont été interpellés cette semaine à la suite d’une plainte d’une jeune fille de 12 ans de Courbevoie, à l’ouest de Paris, qui a déclaré à la police avoir été victime d’un viol collectif tout en étant injuriée avec des injures antisémites, a indiqué le parquet de Nanterre.

L’enquête se concentre sur des accusations de viol, de menaces de mort et d’agression, entre autres crimes, avec une prétendue motivation religieuse citée comme circonstances aggravantes.

Le président français Emmanuel Macron a demandé aux écoles de débattre de l’antisémitisme après le viol d’une jeune fille juive dans la banlieue parisienne. REUTERS/Dylan Martinez
Des manifestants brandissant des pancartes indiquant « L’antisémitisme n’est pas résiduel » lors d’un rassemblement à Lyon le 19 juin 2024. AFP via Getty Images

Les incidents d’antisémitisme se sont multipliés en France depuis l’attaque des hommes armés du Hamas contre le sud d’Israël le 7 octobre et la guerre lancée par Israël contre le groupe islamiste qui a suivi.

Macron n’a pas tardé à réagir, alors que la France était au milieu d’une campagne électorale de trois semaines après avoir convoqué des élections législatives anticipées.

Le président Macron a demandé mercredi à la ministre de l’Education nationale Nicole Belloubet « d’organiser un débat dans toutes les écoles sur la lutte contre l’antisémitisme et le racisme, afin d’éviter que des discours de haine aux conséquences graves ne s’infiltrent dans les écoles », a indiqué le cabinet Macron.

Un drapeau israélien et une pancarte indiquant « Violée parce qu’elle est juive » lors d’un rassemblement à Paris le 19 juin 2024. Photo d’ALAIN JOCARD/AFP via Getty Images
Un manifestant tenant une pancarte indiquant « Agé de douze ans et déjà victime de haine antisémite » pour protester contre le viol lors d’un rassemblement à Paris. Photo d’ALAIN JOCARD/AFP via Getty Images

Les opposants ont accusé le Rassemblement national et le parti d’extrême gauche France Insoumise au sein de l’alliance du Front populaire de tolérer des opinions antisémites dans leurs rangs, allégations niées par les deux partis.

Le chef du Rassemblement national, Jordan Bardella, a déclaré mercredi que la France devait lutter contre « l’atmosphère antisémite » présente dans le pays depuis le début de la guerre à Gaza.


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