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Les prix de l'or et de l'argent ont bondi de plus de 1% lundi, alors que les investisseurs ont fui vers des actifs refuges après qu'une attaque contre les installations pétrolières saoudiennes a soulevé des inquiétudes quant à l'approvisionnement énergétique mondial et aux tensions accrues au Moyen-Orient.

L'or au comptant a bondi de 1,27% pour atteindre 1 507,40 dollars l'once, tandis que les contrats à terme sur l'or aux États-Unis ont augmenté de 0,83% à 1 512,1 dollars. Le fonds négocié en bourse SPDR Gold Trust adossé à l’or a reculé de 0,82% à 140,15 $, avec 874,51 tonnes d’or en fiducie vendredi.

À l'instar de l'or, l'argent est considéré comme un investissement refuge, mais le métal est également utilisé dans la production de produits électroniques grand public ainsi que dans le secteur industriel, comme les panneaux solaires. L'argent au comptant a gagné 2,96% à 17,94 $ l'once.

Cette décision a été prise après que l’Arabie saoudite ait arrêté samedi la moitié de sa production pétrolière après une série de frappes de drones sur la plus grande installation de traitement de pétrole au monde. L'attaque a été revendiquée par les rebelles houthis du Yémen et le gouvernement Trump a accusé l'Iran.

Cette fermeture devrait affecter près de 5,7 millions de barils de production de brut par jour, selon Saudi Aramco. Cela représente environ 5% de la production mondiale de pétrole. En août, l’Arabie saoudite a produit 9,85 millions de barils par jour, selon les données de la US Energy Information Administration.

Le ministre britannique de l'Énergie a déclaré que ces attaques avaient également entraîné un arrêt de la production de gaz, qui devrait réduire de 50% l'approvisionnement en éthane et en liquides du gaz naturel.

Les prix du brut et du brent américains ont bondi de plus de 9% chaque lundi matin pendant les heures asiatiques.

L'attaque a soulevé des tensions au Moyen-Orient après que les Etats-Unis aient imputé à Téhéran la responsabilité des frappes et qualifié cette attaque d '"attaque sans précédent contre l'approvisionnement énergétique mondial". Pour sa part, le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis étaient "verrouillés et chargés", mais son administration attend que Riyad détermine qui a déclenché les grèves avant de prendre des mesures. L’Iran a rejeté ces accusations comme "dénuées de sens".

Par ailleurs, le Comité de l’Open fédéral sur le marché américain doit se réunir mardi et mercredi et les marchés s’attendent à ce que la banque centrale baisse les taux d’intérêt d’un quart de point.

Les perspectives de croissance mondiale restent modérées dans le contexte de la guerre commerciale en cours entre les États-Unis et la Chine, qui pourrait potentiellement soutenir la demande d'actifs refuges. Le Premier ministre chinois Li Keqiang a déclaré dans une interview récente qu'il était "très difficile" pour la deuxième plus grande économie du monde de maintenir un taux de croissance de 6% ou plus.

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