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Les invités arrivent à la présentation des candidatures pour l'exposition universelle 2020, au siège de l'OCDE, le 27 novembre 2013 à Paris, en France.

Antoine Antoniol | Getty Images Nouvelles | Getty Images

L’économie mondiale croît au rythme le plus lent depuis la crise financière, les gouvernements laissant aux banques centrales le soin de relancer les investissements, a déclaré jeudi l’OCDE dans une mise à jour de ses prévisions.

Selon les prévisions économiques de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'économie mondiale devrait connaître une croissance de 2,9% au cours de la décennie, soit une baisse de 2,9% cette année, réduisant ainsi ses prévisions pour 2020 à partir d'une estimation de 3,0% en septembre.

La croissance prévue par le forum politique basé à Paris offrant une maigre consolation pourrait atteindre 3,0% en 2021, mais seulement si une myriade de risques allant des guerres commerciales au ralentissement inattendu de la Chine sont maîtrisés.

Une préoccupation plus importante, cependant, est que les gouvernements ne parviennent pas à s'attaquer aux défis mondiaux tels que le changement climatique, la numérisation de leurs économies et l'effondrement de l'ordre multilatéral qui est né après la chute du communisme.

"Ce serait une erreur de politique que de considérer ces changements comme des facteurs temporaires pouvant être résolus par une politique monétaire ou budgétaire: ils sont structurels", écrit l'économiste en chef de l'OCDE, Laurence Boone, dans le rapport.

Sans orientation politique claire sur ces questions, "l'incertitude continuera de peser lourdement sur les perspectives de croissance nuisibles", a-t-elle ajouté.

Parmi les principales économies, on prévoyait une croissance de 2,3% aux États-Unis cette année, contre 2,4% en septembre, alors que l'impulsion budgétaire résultant d'une réduction de l'impôt de 2017 s'apaisait et que les partenaires commerciaux des États-Unis faiblissaient.

L’OCDE a déclaré que la plus grande économie du monde connaissant une croissance de 2,0% en 2020 et 2021, de nouvelles baisses des taux d’intérêt ne seraient justifiées que si la croissance devenait plus faible.

La Chine, qui n'est pas membre de l'OCDE mais qui en fait le suivi, devrait connaître une croissance légèrement plus rapide en 2019 que celle attendue en septembre, avec une croissance de 6,2% plutôt que de 6,1%.

L’OCDE a toutefois indiqué que la Chine continuerait de perdre de son élan, avec une croissance attendue de 5,7% en 2020 et de 5,5% en 2021 face aux tensions commerciales et à un rééquilibrage progressif de l’activité, qui se détournerait des exportations.

Dans la zone euro, la croissance était de 1,2% en 2019 et de 1,1% en 2020, en hausse de 0,1 point de pourcentage par rapport aux prévisions de septembre. On le voit à 1,2% en 2021.

L’OCDE a averti que la relance des achats d’obligations par la Banque centrale européenne aurait un impact limité si les pays de la zone euro ne stimulaient pas les investissements.

Les perspectives pour la Grande-Bretagne se sont légèrement améliorées par rapport à septembre, la perspective d'une sortie sans transaction de l'Union européenne s'éloignant.

La croissance britannique a été portée à 1,2% cette année, contre 1,0% auparavant, et s'est établie à 1,0% en 2020 (0,9%) et à 1,2% en 2021.

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