L’Iran ouvre un nouveau terminal pétrolier dans le but de contourner le détroit d’Ormuz pour les exportations

Le président iranien, Hassan Rouhani, prend la parole lors de la réunion du Conseil national de combat contre le coronavirus (Covid-19) à Téhéran, Iran, le 21 novembre 2020.

Document de la présidence iranienne | Agence Anadolu | Getty Images

WASHINGTON – L’Iran a ouvert jeudi son premier terminal pétrolier dans le golfe d’Oman, une démarche visant à rendre le régime du président iranien Hassan Rouhani moins dépendant du détroit d’Ormuz, souvent source de tensions internationales.

L’emplacement du nouveau terminal pétrolier, un projet qui a débuté en 2019 et qui coûtera quelque 2 milliards de dollars, réduira également les dépenses de transport et d’assurance des pétroliers.

« C’est une décision stratégique et une étape importante pour l’Iran. Cela garantira la poursuite de nos exportations de pétrole », a déclaré Rouhani dans un discours télévisé, selon les médias officiels.

Le détroit d’Ormuz, un canal crucial situé entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, est utilisé par les producteurs de pétrole pour transporter du brut du Moyen-Orient. Environ 20 % du pétrole brut mondial passe par la voie navigable.

Le nouveau terminal donne à l’Iran plus d’espace pour opérer. Le détroit d’Ormuz est une étroite bande d’eau entre l’Iran et les Émirats arabes unis qui relie le golfe Persique à des eaux plus libres. Le nouveau terminal est à l’est sur le golfe d’Oman plus large, qui s’ouvre sur la vaste mer d’Oman.

L’Iran a déjà menacé de fermer le détroit en réponse à la décision de l’administration Trump de réimposer les sanctions.

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« Ce nouveau terminal d’exportation de brut montre l’échec des sanctions de Washington contre l’Iran », a déclaré Rouhani, ajoutant que l’Iran prévoyait d’exporter 1 million de barils de pétrole par jour.

Washington a imposé des sanctions à Téhéran après que l’ancien président de l’époque, Donald Trump, se soit retiré du Plan d’action global conjoint, ou JCPOA, accord nucléaire en 2018.

Le JCPOA, négocié par l’administration Obama en 2015, a levé les sanctions contre l’Iran qui avaient entravé son économie et réduit ses exportations de pétrole de moitié environ. En échange de milliards de dollars d’allégement des sanctions, l’Iran a accepté de démanteler certains de ses programmes nucléaires et d’ouvrir ses installations à des inspections internationales plus approfondies.

Aux côtés des États-Unis, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine étaient également signataires de l’accord.

En 2018, Trump a tenu une promesse de campagne et a retiré unilatéralement les États-Unis du JCPOA, le qualifiant de « pire accord de tous les temps ». Trump a également réintroduit les sanctions contre Téhéran qui avaient été précédemment levées.

La campagne de « pression maximale » de l’administration Trump a paralysé l’économie iranienne et réduit les exportations de pétrole.

L’administration Biden s’efforce de relancer le JCPOA avec les autres signataires de l’accord.

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