L’expansion de l’OTAN n’atténue pas la paranoïa de Vladimir Poutine – et les dictateurs ne peuvent pas se permettre de perdre |  Nouvelles du monde

Il a été présenté comme transformateur et historique et n’a pas manqué de tenir ses promesses. Il a fallu une guerre, mais l’OTAN a été galvanisée dans les plus grands changements depuis des décennies.

Secoué par l’attaque effrontée et non provoquée contre Ukrainel’alliance s’est valorisée dans un sommet méticuleusement orchestré.

Le spectre d’un sommet divisé éclipsé par les objections turques à L’adhésion de la Suède et de la Finlande a été évitée à la dernière heure.

On ne sait toujours pas quel prix a été payé pour persuader les Turcs, en particulier par les alliés kurdes de l’Occident qui ont mené la lutte contre l’État islamique. Mais le président turc Recep Tayyip Erdogan semble particulièrement satisfait du résultat.

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OTAN a mis à jour son concept stratégique, un énoncé de mission de 16 pages révisé pour la dernière fois en 2010 lorsqu’il ne mentionnait pas la Chine et faisait référence à la Russie en tant que partenaire stratégique. Comment le monde a changé en une décennie.

Les plans tant vantés d’augmenter sa Force de réaction rapide de 40 000 à 300 000 semblent ambitieux pour l’instant, mais transformeront la capacité de l’OTAN à réagir rapidement aux urgences.

Et des milliers de soldats supplémentaires seront déployés en Europe de l’Est. La Grande-Bretagne affirme que 1 000 soldats supplémentaires seront engagés dans la défense de l’Estonie, par exemple, même si, ce qui prête à confusion, ils seront toujours basés au Royaume-Uni, prêts à être déployés si nécessaire.

Les dirigeants ont insisté sur le fait que Vladimir Poutine obtient exactement ce qu’il ne veut pas. Le président russe mène la guerre, disent ses diplomates, en partie pour arrêter l’expansion de l’OTAN. C’est le contraire qui se passe.

Ses pires craintes se réalisent. Une OTAN élargie, avec de nouveaux membres et plus de troupes et de matériel à ses frontières.

Les changements ne feront qu’alimenter l’insécurité historique de la Russie à propos d’un flanc ouest exposé qui a été violé à plusieurs reprises par des envahisseurs, de Napoléon à Hitler.

Le dirigeant russe n’a que lui-même à blâmer. Deux pays avec de longues et fières traditions de neutralité sont tellement alarmés par son agression qu’ils se sont précipités pour rejoindre l’OTAN. Les États baltes se sont penchés sur le sort de l’Ukraine et ont exigé des défenses plus robustes de l’OTAN.

Après des années à accorder à M. Poutine le bénéfice du doute, les dirigeants de l’OTAN estiment que la force et la détermination sont le meilleur moyen de contenir une Russie nouvellement belligérante.

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Biden : “Le territoire de l’OTAN sera défendu”

La nouvelle position de l’OTAN est peut-être nécessaire, mais elle ne rendra pas la situation actuelle moins dangereuse. Un nouveau rideau de fer s’abat sur l’Europe. Le gouffre entre l’ouest démocratique et l’est autocratique se creuse.

Les conseillers de M. Poutine lui ont longtemps dit que l’OTAN est une menace croissante pour la Russie et qu’ils cherchent à l’attraper personnellement. Rien de tout cela n’apaisera sa paranoïa.

La Grande-Bretagne affirme que la prochaine phase du conflit commence. L’Ukraine sera aidée à passer de sa position défensive à une position plus offensive. Pour chasser la Russie, l’armée ukrainienne devra se transformer et bien plus d’armes. Cela exigera un engagement durable de la part des alliés.

Plus ils réussissent, plus M. Poutine peut devenir dangereux. Les dictateurs ne peuvent pas se permettre de perdre.