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MANILLE (Reuters) – L'armée philippine a accepté mercredi de permettre à un nouveau réseau de téléphonie cellulaire alimenté par un géant chinois des télécoms d'installer des équipements de communication sur ses bases, en dépit des inquiétudes de certains législateurs concernant un éventuel espionnage.

L'armée a déclaré dans un communiqué avoir signé un accord préliminaire avec Mislatel, un consortium contrôlé par le magnat des Philippines, Dennis Uy, en vue d'installer des installations et des tours de communication dans ses camps et ses installations.

Uy, proche collaborateur du président Rodrigo Duterte, a obtenu la troisième licence de télécommunication du pays l’année dernière, aidé par le retrait de dernière minute ou la disqualification d’autres soumissionnaires.

Ses deux sociétés de portefeuille, qui n’ont aucune expérience dans le secteur des télécommunications, ont conclu un partenariat avec China Telecom, qui détient actuellement une participation de 40%, le maximum autorisé en vertu d’une loi archaïque philippine que le gouvernement a promis de modifier pour soutenir les investissements étrangers.

L'accord vient malgré les appels à une analyse plus approfondie de certains législateurs philippins craignant que China Telecom, contrôlée par l'État, ne soit un "cheval de Troie reut.rs/2NXdg9g" avec la possibilité d'accéder à des secrets d'État.

Elle survient à un moment de forte inquiétude en matière de cybersécurité entourant l’icône nationale chinoise Huawei Technologies, premier fabricant mondial d’équipements de télécommunication, inscrite depuis le mois de mai sur la liste noire du commerce américain.

Washington a exhorté ses alliés, notamment Manille, à ne pas utiliser de matériel Huawei, que le gouvernement de Pékin pourrait utiliser pour l'espionnage, une allégation réfutée par Huawei.

Dans un communiqué, les Forces armées des Philippines (AFP) ont déclaré que Mislatel "garantit que les dispositifs, équipements et / ou structures installés sur le site fournis par l'AFP ne seront pas utilisés pour obtenir des informations classifiées" espionnage.

Il a noté que l'AFP avait conclu un accord similaire avec les deux autres entreprises de téléphonie mobile nationales, Globe Telecom et son rival, PLDT.

Cette initiative vise à libérer des terrains appartenant à l’État pour la construction de tours afin de remédier à un manque qui, pendant des années, a entraîné des signaux intermittents, une couverture inégale et des appels interrompus, les deux réseaux du pays étant inondés par le trafic entre ses 107 millions d’habitants. Globe et PLDT accusent les exigences excessives en matière de permis de ralentir l'expansion de leur réseau.

Une fois opérationnel, le réseau du nouveau joueur s’appellera Dito, ou «ici» en philippin.

"Le déploiement des tours de Dito est en effet un exploit herculéen", a déclaré Uy dans un communiqué. "Nous sommes plus proches de notre objectif de construire un réseau étendu et robuste."

Reportage de Martin Petty; édité par Emelia Sithole-Matarise

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Heliabrine Monaco

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