Les partenaires internationaux s’inquiétaient de la «capacité du Canada à gérer» les protestations des convois

Deux jours avant que la Loi sur les mesures d’urgence ne soit invoquée en février dernier pour réprimer les manifestations de convois antigouvernementaux, le premier ministre Justin Trudeau a averti les ministres que les partenaires internationaux craignaient que le Canada ne soit pas en mesure de contrôler la situation.

L’avertissement est contenu dans des résumés fortement expurgés de trois réunions du groupe gouvernemental d’intervention en cas d’incident et d’une réunion du cabinet au complet, qui ont été publiés par la Cour fédérale dans le cadre d’une contestation de l’utilisation de la loi par le gouvernement.

Un tableau contenu dans les documents montre que le week-end avant d’invoquer la loi du 14 février, le gouvernement évaluait les conséquences de l’utilisation de la législation tout en évaluant d’autres outils.

Le procès-verbal de la réunion montre que le cabinet et les hauts responsables du gouvernement, de l’armée et de la GRC ont été informés qu’il y avait la possibilité d’un engagement avec les dirigeants de la manifestation, et même une «percée» potentielle dans l’élimination de la manifestation à Ottawa.

Mais les mêmes briefings ont averti les ministres que les manifestants dans la capitale devenaient de plus en plus hostiles à la police et montraient une “escalade significative de l’audace”.

Au poste frontalier de Windsor, en Ontario, une tentative du gouvernement de l’Ontario de négocier avec les manifestants a échoué, ce qui a amené la police à intervenir pour dégager les rues.

– La Presse Canadienne