Skip to content

TOKYO (Reuters) – Les négociateurs du G20 s'opposent à la rédaction d'un communiqué au sommet sur la lutte contre le changement climatique, les États-Unis faisant pression pour abaisser le langage utilisé contre l'opposition européenne, selon des sources et des projets de texte.

Les membres du G20 en désaccord sur le changement climatique pour la réunion au sommet: sources

DOSSIER PHOTO: Des ministres et des délégués, dont le ministre japonais de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie, Hiroshige Seko, et le ministre de l'Environnement, Yoshiaki Harada, se sont réunis pour une séance de photos de famille lors de la réunion des ministres de l'Énergie et de l'Environnement du G20 à Karuizawa, au Japon, le 15 juin 2019, dans cette photo par Kyodo. Crédit obligatoire Kyodo / via REUTERS

Les arguments sont une reprise des luttes contre le réchauffement climatique qui ont entravé les discussions dans les enceintes multilatérales depuis que le président américain Donald Trump a sorti les États-Unis d’un accord historique visant à limiter les effets du changement climatique.

Le dernier projet, lu par Reuters, inclut un libellé soutenant la mise en œuvre de l'accord de Paris de 2015 et stipule que l'accord signé par 200 pays est «irréversible».

Un projet antérieur, également vu par Reuters, n'incluait pas ce langage sur l'insistance des États-Unis, ont déclaré à Reuters deux sources proches des discussions sur le communiqué.

De nouvelles modifications au communiqué sont probablement attendues avant l'adoption finale du texte samedi par les dirigeants du Groupe des 20 à Osaka pour le sommet de cette semaine, mais l'inclusion d'un langage plus fort est intervenue alors que le président français Emmanuel Macron a déclaré que la France n'accepterait pas un texte qui ne le serait pas. mentionner l'accord de Paris.

"Si nous ne parlons pas de l'accord de Paris et si nous ne parvenons pas à un accord parmi les 20 membres présents, nous ne serons plus en mesure de défendre nos objectifs en matière de changement climatique et la France n'en fera pas partie, A-t-il déclaré à Tokyo mercredi avant de se rendre à Osaka.

La France a été l’un des principaux moteurs de l’accord de Paris et le Parlement français débat actuellement d’un projet de loi sur l’énergie visant à réduire à zéro les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.

"Les négociations sur le thème du climat seront particulièrement difficiles cette fois", a déclaré mercredi un responsable du gouvernement allemand.

Les nations parisiennes ont convenu de limiter l'augmentation moyenne mondiale des températures préindustrielles à bien en dessous de 2 degrés Celsius (3,6 degrés Fahrenheit). Les politiques actuelles ont toutefois mis le monde sur la voie d'une augmentation d'au moins 3 ° C d'ici la fin du siècle, selon un rapport des Nations Unies de 2016.

Les investisseurs qui gèrent plus de 34 billions de dollars d’actifs, soit près de la moitié du capital investi dans le monde, ont fait pression mercredi sur les dirigeants du G20, exigeant des mesures urgentes de la part des gouvernements face au changement climatique.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a également appelé mercredi les pays du G20 à soutenir des objectifs climatiques plus ambitieux, entre autres initiatives internationales.

Le Japon, hôte du sommet, a été critiqué pour avoir soutenu l'utilisation continue du charbon pour la production d'électricité, l'une des plus grandes sources d'émissions de gaz à l'origine du réchauffement de la planète.

Les dirigeants du G20 se réuniront vendredi et samedi.

Reportage d'Aaron Sheldrick; Édité par Tom Hogue

Nos standards:Les principes de Thomson Reuters Trust.

Source

Heliabrine Monaco

Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *