Skip to content

Les chefs d'État et de gouvernement, les responsables de la sécurité et les diplomates se sont réunis pour la 56e conférence annuelle de Munich sur la sécurité, qui se déroule du 14 au 16 février. Le sommet de cette année intervient dans un contexte de tensions mondiales croissantes, de conflits et de désaccords sur les politiques de sécurité.

Parmi les participants figurent le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, le chef de l'OTAN Jens Stoltenberg, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

La visite des responsables américains au sommet intervient à un moment où les États-Unis ont présenté un plan de paix israélo-palestinien et sont confrontés à un recul de l'Europe, qui le considère comme biaisé en faveur d'Israël au détriment des Palestiniens. Il le considère également comme incompatible avec les directives précédentes pour un règlement du conflit.

Les États-Unis tentent également de faire pression sur leurs alliés européens pour interdire à la société chinoise Huawei de lancer les réseaux 5G. Le mois dernier, le Royaume-Uni a autorisé Huawei à participer à des zones limitées de ses réseaux. La propagation mondiale du nouveau coronavirus mortel en provenance de Chine suscite également des inquiétudes.

Des tensions entre l'UE et les États-Unis sont également attendues sur l'avenir de l'accord nucléaire iranien de 2015. Alors que le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne font pression pour que l'accord soit récupéré, les États-Unis, qui ont abandonné l'accord, font pression pour le renouvellement des sanctions contre l'Iran. Les États-Unis exhortent également l'UE à augmenter les dépenses de défense, dans le but d'alléger le fardeau des contribuables américains.

Des désaccords sont également attendus au sein de la délégation américaine. La haute démocrate de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi, assistera à l'événement avec des membres de l'administration du président américain Donald Trump. Pelosi a joué un rôle clé dans le procès de destitution contre Trump, qui a ensuite été acquitté.

Pompeo et le chef de la défense américain Mark Esper sont susceptibles de participer à l'un des événements les plus importants, lorsqu'ils rencontreront le président afghan Ashraf Ghani en marge de la conférence. Trump a déclaré jeudi que les négociateurs américains et talibans étaient sur le point de conclure un accord de paix pour mettre fin à la guerre de 18 ans en Afghanistan.

Le président de la conférence, le diplomate allemand Wolfgang Ischinger, s'est concentré sur deux pays déchirés par la guerre, la Syrie et la Libye. Il a exprimé sa profonde préoccupation quant au rôle de la communauté internationale dans les conflits des deux pays qui ne semblent pas approcher d’un plan de paix.

Quelque 3 900 policiers devraient être déployés sur le site pour aider à assurer la sécurité, car des manifestations sont également attendues.

Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *