Les locataires ressentent le pincement à l’échelle nationale – ces 5 graphiques le décomposent

De nombreux Canadiens ont de la difficulté à obtenir un logement qui correspond à leur budget alors que les loyers montent en flèche partout au pays.

La hausse des prix est due en partie à la hausse des taux d’intérêt, qui refroidit le marché de l’achat de maisons et exerce à son tour une pression accrue sur les loyers.

Voici cinq graphiques qui montrent certains des chiffres derrière le problème.

Les loyers remontent

Après les baisses causées par la pandémie en 2020 et 2021, les taux de location au Canada sont à nouveau à la hausse. Le loyer médian pour toutes les annonces immobilières sur Rentals.ca pour le deuxième trimestre de 2022 était de 1 750 $, une augmentation de 7 % par rapport à la même période l’an dernier.

Les listes comprennent des maisons individuelles, des maisons jumelées, des maisons en rangée, des appartements en copropriété, des appartements locatifs et des appartements au sous-sol.

L’augmentation d’une année sur l’autre au deuxième trimestre de 2022 poursuit une tendance. Les loyers médians à l’échelle nationale ont également augmenté d’une année sur l’autre au cours des deux trimestres précédents.

Cependant, les prix de location à l’échelle du Canada n’ont pas encore atteint les niveaux d’avant la pandémie, qui ont vu le loyer médian atteindre 1 825 $ au quatrième trimestre de 2019.

La Colombie-Britannique a connu la plus forte augmentation d’une année à l’autre du loyer moyen, soit près de 25 %. Pendant ce temps, la Nouvelle-Écosse a connu des augmentations à deux chiffres tout au long de la pandémie. En 2021, l’agence de développement des entreprises de la province a lancé une campagne de marketing pour attirer les travailleurs à distance. En 2022, la province a introduit une nouvelle taxe sur les propriétaires qui ne sont pas résidents.

Revenu vs loyer

La Société canadienne d’hypothèques et de logement définit le logement « abordable » comme des frais de logement inférieurs à 30 % du revenu avant impôt d’un ménage. En tenant compte du loyer et des services publics, CBC News a calculé combien un ménage doit gagner pour maintenir le coût moyen d’un appartement de deux chambres en dessous de ce seuil.

À Vancouver, où le loyer mensuel moyen d’un appartement de deux chambres a atteint la somme incroyable de 3 597 $, un ménage devrait gagner un revenu brut supérieur à 150 000 $ pour que ce loyer soit jugé abordable. À Toronto, un ménage doit gagner plus de 135 000 $.

Coûts du logement par rapport à tout le reste

Décomposer le Indice des prix à la consommation (IPC) donne également une idée de l’impact du logement sur le portefeuille des Canadiens. L’IPC mesure les variations au fil du temps des prix des biens et services tels que la nourriture, les vêtements, le transport, les soins de santé, les loisirs et, bien sûr, le logement.

Alors que les prix ont tendance à augmenter avec le temps dans une économie, le coût du logement a augmenté à un rythme plus rapide que tout ce que nous achetons.

Entre 2002 et la majeure partie de 2004, le coût de « tout le reste » a augmenté à un rythme plus élevé que le coût du logement.

Mais à la fin de 2004, l’augmentation des coûts du logement a commencé à dépasser l’augmentation du coût de tout le reste. À l’exception d’une période en août et septembre 2005, cette tendance s’est poursuivie depuis.

Les colocataires gagnent en popularité

Certaines personnes se sont tournées vers la vie avec un ou plusieurs colocataires pour alléger les frais de location. Ménages de colocataires — que Statistique Canada définit comme deux personnes ou plus vivant ensemble qui ne font pas partie d’un famille de recensement — sont le type de ménage qui connaît la croissance la plus rapide au Canada.

Bien qu’ils ne représentent encore qu’une petite part de tous les ménages canadiens (quatre pour cent), les 663 835 ménages de colocataires en 2021 représentent une augmentation de 54 % par rapport à 2001.