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BERLIN – Les législateurs allemands ont fermement rejeté jeudi une proposition visant à faciliter les dons d'organes via une solution de «opt-out», après un débat enflammé de trois heures.

Le vote était de 379 contre et 292 pour, marquant une défaite signal pour le ministre allemand de la Santé Jens Spahn des démocrates-chrétiens. Soutenu par les législateurs de tous les partis, il avait proposé que toute personne âgée de 16 ans et plus devienne donneur d'organes à moins qu'elle ne s'y oppose. La proposition aurait également autorisé les médecins à demander aux parents ou aux membres de la famille proche si le défunt avait demandé à devenir donneur mais n'avait pas enregistré officiellement ce souhait.

Cependant, les législateurs ont approuvé un libellé pour augmenter le nombre de dons d'organes grâce à une solution dite de consentement, dans laquelle les donneurs d'organes potentiels «optent» mais sont régulièrement rappelés de documenter leur décision dans un nouveau registre en ligne – par exemple, lorsqu'un donneur potentiel visite un médecin ou un bureau municipal.

Un sondage publié juste avant le vote a révélé que 61% des Allemands soutenaient la proposition de Spahn, tandis que 36% étaient contre, selon le diffuseur ZDF.

Les Allemands ont des scrupules de longue date concernant les dons d’organes, et le pays a l’un des taux de dons d’organes les plus bas du bloc pour 1 million d’habitants. Le défi sous-jacent est que, si la plupart des Allemands sont généralement prêts à donner leurs organes, seuls quelques-uns prennent les préparatifs nécessaires de leur vivant.

La fondation allemande pour les transplantations d'organes a noté que le taux moyen de donneurs du pays – de 11,2 donneurs par million d'habitants – le place «au bas du classement dans une comparaison internationale». À l'heure actuelle, environ 9 000 Allemands attendent un don, ce qui en la plupart des cas est un nouveau rein.

De plus, la fondation a noté que l'Allemagne a même connu une légère baisse des dons d'organes en 2019, avec 932 donneurs enregistrés, contre 955 donneurs en 2018.

En revanche, l'Espagne, qui dispose d'un système de retrait, est en tête de l'UE avec environ 43000 dons en 2016.

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