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DUBAI (Reuters) – Les autorités américaines ont déclaré ne pas savoir si un pétrolier remorqué dans les eaux iraniennes avait été saisi par l'Iran ou sauvé après avoir été victime de fautes mécaniques comme l'affirme Téhéran, créant ainsi un mystère en mer à une période de forte tension dans le Golfe.

Les États-Unis ne sont pas certains des circonstances dans lesquelles un pétrolier a été remorqué en Iran

DOSSIER DE PHOTO: Un navire de patrouille de la Marine royale britannique garde le pétrolier Grace 1, soupçonné de transporter du pétrole brut iranien en Syrie, alors qu'il est ancré dans les eaux du territoire britannique d'outre-mer de Gibraltar, revendiqué historiquement par l'Espagne, 4 juillet 2019 REUTERS / Jon Nazca

Le MT Riah a disparu des cartes de suivi des navires lorsque son transpondeur a été éteint dans le détroit d'Hormuz le 14 juillet. Sa dernière position se trouvait au large de l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit.

L'Iran dit qu'il a remorqué un navire dans ses eaux depuis le détroit après que le navire a lancé un appel de détresse. Bien que Téhéran n’ait pas nommé le navire, le Riah est le seul navire dont les mouvements enregistrés semblent correspondre à cette description.

Un responsable américain, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a déclaré qu'il semblait que le pétrolier se trouvait dans les eaux territoriales iraniennes, mais il n'était pas clair si cela était dû au fait que l'Iran l'avait saisi ou l'avait sauvé.

Le mystère vient à un moment où Washington a appelé à une plus grande sécurité pour les navires dans le Golfe.

L’Iran a menacé de répliquer à la saisie par la Grande-Bretagne d’un pétrolier iranien accusé d’avoir violé les sanctions imposées à la Syrie. L’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême de l’Iran, a qualifié l’action britannique de «piratage».

Les Etats-Unis ont également accusé l'Iran d'avoir attaqué des pétroliers dans le Golfe depuis mai, ce que nie Téhéran.

Les experts en transport maritime affirment que les sanctions américaines contre l'Iran visant à stopper ses exportations de pétrole ont entraîné une augmentation des mouvements inhabituels de pétroliers à l'écart des voies de navigation, l'Iran cherchant des moyens secrets pour exporter son pétrole. Les navires éteignent de plus en plus les transpondeurs, transfèrent les hydrocarbures en mer et dissimulent leurs routes. L'Iran est également devenu plus dépendant d'une flotte de navires vieillissants et certains ont dû être remorqués pour des réparations urgentes.

Il était difficile d’établir à qui appartient le navire disparu, ce qu’aucun pays ou aucune entreprise n’a déclaré publiquement à ce jour. Les rapports initiaux l'ont décrit comme étant émirati. Toutefois, un responsable émirati a déclaré à Reuters que le pétrolier n’était ni détenu ni exploité par les EAU.

Le responsable enregistré du pétrolier est Prime Tankers aux EAU. Cette société a déclaré à Reuters qu'elle avait vendu le pétrolier à une autre société basée aux Émirats arabes unis, Mouj al-Bahar. Un employé de Mouj al-Bahar a déclaré à Reuters que la société ne le possédait pas, mais le dirigeait depuis plus de deux mois, et que celui-ci était désormais sous la direction d'une société appelée KRB Petrochem. Reuters n'a pas pu contacter KRB Petrochem pour commenter.

Reportage par la rédaction de Dubaï, Parisa Hafezi, Ghaida Ghantous et Alex Cornwell; Écrit par Lisa Barrington; Édité par Peter Graff

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Source

Heliabrine Monaco

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