Les écoles de Guadeloupe ferment à la suite des émeutes du COVID

Écoles fermé lundi à travers l’île des Caraïbes françaises de Guadeloupe et le président français a mis en garde contre une situation « très explosive » sur le territoire, après que les manifestations contre les règles COVID-19 et les vaccinations se soient transformées en jours d’émeutes et de pillages.

Le gouvernement central français a envoyé des forces spéciales de police pour tenter de rétablir l’ordre dans l’ancienne colonie, car les secouristes ont déclaré qu’ils n’étaient pas en mesure d’atteindre les quartiers barricadés par des foules en colère.

« Nous avons plusieurs patients » dans la zone bloquée de La Boucan, a tweeté Patrick Portecop, chef du service régional des urgences. « Nous sommes impuissants. »

LES POSTES DE RITTENHOUSE DE L’UNIVERSITÉ DE VIRGINIA SLAMMÉS COMME « RHÉTORIQUE POLITIQUE »

Marylis Colzin, une infirmière protestant contre les vaccinations obligatoires en France pour les personnels de santé, pose à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le dimanche 21 novembre 2021.
(AP Photo/Elodie Soupama)

Le service éducatif de Guadeloupe a ordonné la fermeture des écoles pour tous les âges lundi « compte tenu de la situation », et a demandé aux parents de garder leurs enfants à la maison.

Des manifestations en Guadeloupe, un département français d’outre-mer d’environ 400 000 personnes, ont éclaté à cause des vaccinations obligatoires en France pour les travailleurs de la santé et du laissez-passer sanitaire COVID-19, requis pour entrer dans les restaurants et de nombreux autres lieux à travers la France. Alors qu’ils dégénèrent en émeutes, une femme de 80 ans a été touchée par balle alors qu’elle se trouvait sur son balcon et au moins deux autres ont été blessées, selon les autorités locales.

Alors que la France métropolitaine a connu des manifestations similaires, les manifestants en Guadeloupe sont également en colère contre les inégalités économiques, sociales et raciales profondément enracinées et ont élargi leurs revendications ces derniers jours pour inclure une augmentation générale des salaires, des allocations de chômage plus élevées et l’embauche de plus d’enseignants.

Le taux de vaccination contre le COVID-19 en Guadeloupe est de 33 %, contre 75 % à l’échelle nationale, que les autorités accusent de fausses informations sur les vaccins partagées en ligne. Il existe également une méfiance envers les autorités centrales découlant des scandales sanitaires passés.

Une voiture renversée est représentée dans la rue du Gosier, sur l'île de Guadeloupe, le dimanche 21 novembre 2021.

Une voiture renversée est représentée dans la rue du Gosier, sur l’île de Guadeloupe, le dimanche 21 novembre 2021.
(AP Photo/Elodie Soupama)

LE GOUVERNEUR DU NEBRASKA FLAMME L’UNIVERSITÉ D’ÉTAT POUR UN PLAN «ANTI-RACISME» : « ABANDON DE L’ENDOCTRINE IDÉOLOGIQUE »

Stupéfaction, chagrin, résignation, indifférence, l’ambiance à Pointe-à-Pitre change de rue en rue. La police nettoie les principales artères des barrages routiers qui ont rendu les déplacements difficiles pendant des jours. De la fumée s’échappe des tas d’ordures et d’équipements électriques en feu. Des clous, du verre brisé et des troncs d’arbres jonchent les rues, alors qu’une femme fouillait les restes calcinés de sa maison.

A l’extérieur de l’hôpital principal, les grévistes ont installé un camp contre les vaccinations obligatoires pour les agents de santé, et les sympathisants apportent de la nourriture.

Emilie détient son passeport brûlé dans sa maison carbonisée à la suite des émeutes de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le dimanche 21 novembre 2021.

Emilie détient son passeport brûlé dans sa maison carbonisée à la suite des émeutes de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le dimanche 21 novembre 2021.
(AP Photo/Elodie Soupama)

Le président guadeloupéen, Ary Chalus, a dénoncé le pillage : « On ne peut pas détruire ce que l’on a construit ensemble ». Mais il a noté que les émeutes concernaient « plus que la vaccination obligatoire » et a déploré à la télévision régionale que le gouvernement central n’ait pas répondu aux demandes de soutien économique « aussi vite qu’il a envoyé les forces de l’ordre » pour réprimer les émeutes.

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« Il y a une situation qui est très explosive, il y a un contexte très local. Il y a des tensions que nous connaissons qui sont historiques », a déclaré lundi le président français Emmanuel Macron.

Il a appelé à des efforts pour convaincre les gens « que le vaccin est la meilleure protection, et à ne pas céder au mensonge ou à la manipulation. (…) L’ordre public doit être maintenu. La Guadeloupe a le droit au calme ».

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