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Les dirigeants européens devraient se réunir vendredi et samedi à Bruxelles pour un sommet extraordinaire sur la réponse fiscale du bloc à la pandémie de coronavirus.

La semaine dernière, le président du Conseil de l’UE, Charles Michel, a présenté sa proposition de budget à long terme et de fonds de relance de l’Union, dans le but de parvenir à un compromis entre les États membres sur le plan de relance du coronavirus.

Alors que Michel a suggéré de conserver la proposition de 750 milliards d’euros du fonds de relance de la Commission, consistant en 500 milliards d’euros de subventions et 250 milliards d’euros de prêts, il a proposé un budget plus petit, suggérant un cadre financier pluriannuel (CFP) de 1 074 billions d’euros, au lieu de 1,1 million d’euros. mille milliards initialement proposé.

Le paquet UE nouvelle génération proposé par la Commission a provoqué des divisions parmi les membres du bloc, les «quatre frugaux», à savoir l’Autriche, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède soutenant l’octroi de prêts à rembourser, au lieu de subventions aux pays frappé par la pandémie.

Pour le Premier ministre néerlandais et chef des «frugaux», Mark Rutte, le fonds de relance du bloc devrait s’accompagner de réformes structurelles, «afin que tous les États membres de l’UE soient également forts, et en cas de coup subséquent, un tel fonds même pas nécessaire.

Pour Giuseppe Conte, le Premier ministre italien, recevant les fonds de l’UE destinés à la reprise du bloc après la pandémie, ne devrait pas être assorti de trop de conditionnalité, car «ce n’est dans l’intérêt de personne».

Les chefs d’État et de gouvernement de l’UE sont priés de se mettre d’accord sur la réponse budgétaire du bloc à la crise des coronavirus avant la pause estivale, dans le but d’atténuer les conséquences économiques de la pandémie dès que possible.

Cependant, la chancelière allemande Angela Merkel a exprimé ses doutes quant à la conclusion d’un accord à la fin de la semaine, citant des divisions entre les États membres.

La Commission européenne a tiré la sonnette d’alarme, déclarant dans ses «prévisions économiques de l’été 2020» que l’Europe tombera dans un récession plus profonde cette année et mettra plus de temps à se remettre de la crise des coronavirus que prévu.

L’économie de l’UE27 devrait se contracter de 8,3% en 2020 et croître de 5,8% en 2021, alors qu’en ce qui concerne l’économie de la zone euro, un repli de 8,7% est attendu cette année, avant de croître de 6,1% en 2021.