Les députés vont enquêter sur les violations présumées des droits humains par Frontex

Quatorze députés devraient enquêter sur les activités de l’agence de garde-frontières du bloc après la publication de plusieurs rapports révélant que Frontex était impliqué dans des refoulements de migrants illégaux et d’autres violations des droits humains.

Le déménagement a suivi un décision par la commission des libertés civiles du Parlement le 29 janvier qui a mis en place un groupe de travail temporaire sur Frontex pour enquêter plus avant sur les allégations de refoulement et les pratiques de gestion de l’organisme.

Le soi-disant groupe de travail d’examen de Frontex (FSWG) comprend deux députés de toutes les bandes politiques, mandatés pour effectuer une mission d’enquête sur les allégations, dans les quatre premiers mois de son existence.

Selon la décision de janvier, le groupe de travail Frontex enquêtera sur la conformité de l’Agence avec les droits fondamentaux, la gestion interne de l’agence et sa transparence ainsi que la responsabilité envers le Parlement européen.

Depuis la publication des rapports, Frontex a été critiqué, plusieurs législateurs appelant à la démission du chef de l’agence basée à Varsovie, Fabrice Leggeri, affirmant qu’il n’avait pas enquêté efficacement sur l’implication de l’agence dans les refoulements illégaux.

Cette décision «marque une étape importante pour mettre fin à l’impunité actuelle de l’agence des frontières de l’UE après de nombreux rapports de violations des droits fondamentaux», a tweeté lundi le groupe de gauche au Parlement européen, avant la première réunion du FSWG, prévue en février 23.