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TORONTO (Reuters) – Les autorités canadiennes en matière de protection de la vie privée ont lancé une enquête sur Clearview AI, basée à New York, pour déterminer si l'utilisation par la société de la technologie de reconnaissance faciale est conforme aux lois du pays en matière de confidentialité, ont annoncé vendredi les agences.

Clearview AI se présente comme un outil d'application de la loi, raclant Internet pour les photos accessibles au public et utilisant la reconnaissance faciale pour identifier les suspects potentiels. Des critiques au Canada et aux États-Unis ont soulevé des préoccupations concernant le manque de consentement des personnes fouillées et le risque d'utilisation abusive du service.

Plusieurs services de police de l’Ontario ont reconnu publiquement qu’ils avaient utilisé les services de Clearview, notamment le service de police de Toronto, la ville la plus peuplée du Canada.

Les commissaires à la protection de la vie privée du Canada et des provinces de la Colombie-Britannique, de l'Alberta et du Québec enquêteront conjointement si les pratiques de l'entreprise sont conformes à la législation canadienne sur la protection des renseignements personnels.

L’enquête a été ouverte à la suite de reportages dans les médias qui «ont soulevé des questions et des inquiétudes quant à savoir si la société recueille et utilise des informations personnelles sans consentement», a déclaré une déclaration conjointe des commissaires.

Clearview AI n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

Il a ajouté que Clearview AI a déclaré qu'il fournissait également des services aux institutions financières.

Les régulateurs de la protection de la vie privée dans chaque province et territoire ont également convenu de travailler en collaboration "pour élaborer des directives pour les organisations – y compris les forces de l'ordre – sur l'utilisation de la technologie biométrique, y compris la reconnaissance faciale", indique le communiqué.

Aucun autre détail n'a été fourni, citant le caractère actif de l'enquête.

Reportage de Moira Warburton à Toronto; Montage par David Gregorio

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