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Le temps ne file pas dans les aéroports du Canada. Voici comment corriger les retards

La demande de transport aérien augmente au Canada, et c’est une bonne nouvelle, mais ce n’est pas le cas des retards et des goulots d’étranglement.

L’industrie continuera de faire ce qu’elle peut et travaille maintenant avec des partenaires gouvernementaux pour fournir des solutions dirigées par le gouvernement afin de résoudre les problèmes persistants et d’atténuer les retards. Le gouvernement du Canada contrôle et réglemente la frontière internationale et les processus de sécurité préembarquement dans les aéroports du Canada.

Nous sommes heureux que le ministre des Transports, Omar Alghabra, ait convoqué deux groupes de travail composés de hauts représentants de l’industrie et du gouvernement, afin de travailler avec le gouvernement dans la résolution de ces problèmes. Pourtant, des solutions immédiates existent, et elles sont nécessaires de toute urgence pour sauver la saison estivale des voyages. Avec un engagement réel du gouvernement fédéral et de ses agences à la frontière et à la sécurité, le Canada peut agir rapidement pour résoudre les problèmes et faciliter l’expérience de voyage. L’industrie soutiendra et soutiendra ce qui est nécessaire.

Les quatre aéroports pivots du Canada ont toujours été classés parmi les meilleurs au monde pour la satisfaction de la clientèle et l’efficacité, y compris pendant la pandémie. Nous savons comment servir les passagers au plus haut niveau. Mais nous avons besoin que le gouvernement agisse de toute urgence pour soutenir les changements suivants.

Pour réduire ou éliminer les retards aux douanes, la mesure la plus utile que nous pourrions prendre serait de supprimer les mesures de santé publique et les tests aléatoires obligatoires à l’aéroport. Dans le monde, 62 pays – dont la Nouvelle-Zélande, la Suède, Israël et maintenant l’Autriche – ont déjà supprimé les tests et les protocoles COVID. Le Canada doit faire de même.

Avant la pandémie, les agents de l’Agence des services frontaliers du Canada pouvaient traiter un passager international en 30 secondes. Avec les protocoles sanitaires actuels, le processus est aujourd’hui deux à quatre fois plus long. Ce n’était pas un problème lorsque les volumes étaient faibles, mais maintenant que le volume de passagers est à 70 % des niveaux pré-COVID et en augmentation, ces retards se multiplient et se répercutent sur le système. Les quatre aéroports pivots du Canada traitent actuellement en moyenne 56 000 passagers internationaux par jour, un nombre qui devrait passer à 80 500 par jour cet été.

De plus, l’application ArriveCAN a le potentiel d’accélérer considérablement le processus de dédouanement, mais elle doit être simplifiée et rendue plus facile pour les voyageurs. Avec une automatisation accrue et l’exploitation des capacités de l’application, elle pourrait servir de plate-forme unifiée pour le traitement des frontières hors aéroport grâce à une soumission avancée d’une déclaration électronique, associée à un stockage numérique des justificatifs de voyage et à une vérification faciale.

Au contrôle de sécurité, le Canada pourrait régler les files d’attente en adoptant un programme de voyageurs dignes de confiance tirant parti de la valeur de sécurité des programmes NEXUS et Global Entry. Un programme canadien pour les voyageurs dignes de confiance libérerait du temps et des ressources précieux, permettrait aux agents de contrôle de sécurité de se concentrer sur les voyageurs inconnus et de se rapprocher d’une norme de contrôle de sécurité concurrentielle à l’échelle mondiale selon laquelle 95 % des passagers effectuent le contrôle avant le départ en 10 minutes.

Aux passagers qui ont déjà commencé à voyager : merci. Nous apprécions votre patience et continuerons à travailler pour améliorer votre expérience de voyage et vous amener là où vous voulez aller.