Le Royaume-Uni va détourner un navire de guerre vers la Guyane alors que les tensions éclatent avec le Venezuela

La Grande-Bretagne a annoncé dimanche qu’elle détournerait un navire de guerre de la Royal Navy vers les eaux au large de la Guyane, après qu’un conflit territorial de longue date entre l’allié sud-américain et le Venezuela ait récemment repris.

Le navire de patrouille britannique, le HMS Trent, arrivera dans la région plus tard ce mois-ci pour mener des « engagements », a indiqué le ministère britannique de la Défense (MoD).

Cela fait suite à une escalade des tensions après que le président vénézuélien Nicolas Maduro a renouvelé la revendication centenaire de son pays sur la région riche en pétrole d’Essequibo en Guyane.

Cependant, les voisins sud-américains ont convenu au début du mois de ne pas recourir à la force pour régler le différend.

Dans un bref communiqué, le ministère de la Défense britannique a déclaré : « Le HMS Trent se rendra en Guyane, allié régional et partenaire du Commonwealth, plus tard ce mois-ci, dans le cadre d’une série d’engagements dans la région au cours de son déploiement de patrouille dans l’Atlantique. »

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Le navire se trouve à la Barbade à Noël et se dirigera ensuite vers les eaux au large du continent guyanais, selon les informations.

Le navire ne devrait pas accoster à Georgetown, sa capitale, car le port est trop peu profond, a indiqué la BBC.

Première à rendre compte de ce déploiement, la chaîne a déclaré qu’il s’agissait d’une « démonstration de soutien diplomatique et militaire à l’ancienne colonie britannique ».

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Un ministre britannique des Affaires étrangères, David Rutley, s’est rendu en Guyane au début du mois et a réaffirmé que les frontières souveraines « doivent être respectées » et que Londres œuvrerait au niveau international « pour garantir le respect de l’intégrité territoriale de la Guyane ».

Caracas revendique depuis longtemps Essequibo, qui représente environ les deux tiers du territoire guyanais, et a intensifié son discours à ce sujet ces derniers mois.

Elle a suivi la Guyane, qui gouvernait la région depuis plus de 100 ans, délivrant des licences aux compagnies pétrolières pour y opérer.

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Cette flambée de violence a fait craindre dans la région un conflit potentiel sur une zone isolée de 160 000 kilomètres carrés (62 000 milles carrés).

Le gouvernement de Maduro a organisé un référendum controversé le 3 décembre au cours duquel 95 pour cent des électeurs, selon les responsables du gouvernement de gauche dure, ont soutenu la déclaration du Venezuela comme propriétaire légitime d’Essequibo.

Il a depuis entamé des manœuvres juridiques pour créer une province vénézuélienne à Essequibo et a ordonné à la compagnie pétrolière nationale de délivrer des licences pour l’extraction de brut dans la région.

Le président du Guyana, Irfaan Ali, a qualifié ces mesures de « grave menace à la paix et à la sécurité internationales ».

jj/yad