Le propriétaire d’un panneau d’affichage français a été condamné à 10 000 € d’amende pour avoir représenté le président Macron comme Hitler sur une affiche de protestation contre Covid

Vendredi, un tribunal de Toulon a giflé Michel-Ange Flori avec une lourde amende de 10 000 € (11 755 $) pour avoir représenté le président français comme Hitler sur un panneau d’affichage.

Un procureur a soutenu devant le tribunal que les images de Flori avaient montré un « désir manifeste de nuire ».

Flori a déclaré sa décision de faire appel, claquant la décision comme ayant enterré « le droit de caricaturer ».

Le président français a poursuivi Flori fin juillet après que des affiches aient été apposées sur deux grands panneaux d’affichage le long d’une voie d’entrée dans la ville de Toulon. L’image en question montrait Macron enfilant l’uniforme et la moustache du leader nazi vantant les ordres : « obéis, fais-toi vacciner. » L’acronyme du parti du président LREM (La République en marche) a également été manipulé dans l’image pour prendre la forme d’une croix gammée.

« Donc, en Macronie, on peut se moquer du cul du prophète, c’est de la satire, mais faire passer le président pour un dictateur est un blasphème », Flori a posté sur Twitter fin juillet.

La mi-juillet a vu la mise en place en France des vaccinations obligatoires pour les personnels de santé, ainsi que du « pass santé » qui oblige les titulaires à justifier de leur statut viral ou vacciné pour accéder à certains espaces publics. Depuis l’annonce de Paris, des vagues de protestation, certaines contre même l’idée même des mesures, ont secoué la nation.

Le symbolisme nazi a figuré parmi les manifestants anti-Covid à travers la France. Un centre de vaccination des Landes, dans le sud-ouest du pays, a été défiguré le 19 juillet, avec des vandales anti-vaccins griffonnant les mots  » nazis  » et  » collaborateurs « , ainsi que des dessins de plusieurs croix gammées. Un peu plus d’une semaine plus tard, à Vendôme, le « génocide » a été peint sur le sol d’un autre hub.

La France a supprimé sa loi de « insulter le président de la République » en 2013 après avoir été critiquée par la Cour européenne des droits de l’homme. Auparavant, toute déclaration négative pouvait entraîner des sanctions financières et une condamnation pénale. Pourtant, le chef de l’Etat est protégé contre les injures publiques comme les autres Français, mais les accusations sont rares.

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