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SAN SALVADOR (Reuters) – El Salvador a annoncé lundi que son président discuterait de la migration avec le président américain Donald Trump cette semaine à New York, après avoir convenu que les Etats-Unis pourraient renvoyer des demandeurs d'asile qui traversent le Salvador pendant leur voyage dans le nord.

Le président du Salvador discutera de la migration avec Trump après l'accord sur le droit d'asile

DOSSIER DE PHOTO: Le Président du Salvador, Nayib Bukele, prend la parole lors d'une conférence de presse à San Salvador, au Salvador, le 28 août 2019. REUTERS / Jose Cabezas

Selon une copie de l'accord vu par Reuters lundi, El Salvador déterminerait s'il convient d'étendre le refuge aux migrants renvoyés par les États-Unis.

En échange, les États-Unis se sont engagés à aider ce pays pauvre et en proie à la violence à étendre son système d'asile minuscule.

L’accord, annoncé vendredi, est similaire aux accords de «pays tiers sûr» que l’administration Trump souhaite avec plusieurs pays d’Amérique latine traversés par un nombre croissant de migrants à destination des États-Unis, dont beaucoup sont partis d’Amérique centrale.

Le Guatemala a déjà signé un accord sur les pays tiers sûrs obligeant les demandeurs d'asile qui transitent par la nation d'Amérique centrale à y chercher refuge en priorité, et non aux États-Unis. Le Congrès guatémaltèque n’a pas encore ratifié l’accord.

Le Honduras est en pourparlers avec les États-Unis sur la possibilité de mettre en œuvre une mesure similaire pour les demandeurs d'asile cubains.

Les défenseurs de l’immigration ont critiqué les accords, affirmant que les pays d’Amérique centrale, dans lesquels de nombreuses personnes fuient la violence, la pauvreté et la corruption, n’ont pas la capacité de traiter davantage de demandes d’asile et ne peuvent pas garantir la sécurité des migrants.

L’accord entre les États-Unis et le Salvador ne prendra effet qu’après que des détails auront été définis, notamment la manière de renvoyer les demandeurs d’asile au Salvador et le nombre de personnes à renvoyer, indique le document.

On ne voyait pas bien comment un tel accord fonctionnerait, étant donné que la plupart des migrants d'autres pays empruntent des routes qui évitent de traverser le petit pays qui constitue la région violente de la soi-disant région du Triangle du Nord, ainsi que le Honduras et le Guatemala.

Le président salvadorien Nayib Bukele, qui a pris ses fonctions en juin, sera à New York aux côtés de Trump pour l'Assemblée générale des Nations Unies. Les deux hommes devraient discuter de la sécurité régionale et des investissements lors d'une réunion mercredi en plus de la migration, a indiqué un communiqué de la présidence salvadorienne.

"Le président Bukele a suggéré que les Etats-Unis pourraient contribuer en encourageant les investissements et la création d'emplois, de sorte que moins de Salvadoriens voient la possibilité d'émigrer dans ce pays comme le seul moyen de sortir de leurs problèmes économiques et du manque d'opportunités", indique le communiqué.

Reportage de Nelson Renteria à San Salvador, reportage supplémentaire de Mica Rosenberg à New York; Écrit par Daina Beth Salomon; Édité par Dave Graham et Peter Cooney

Nos standards:Les principes de Thomson Reuters Trust.

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