Le porte-parole de l’Iran dit que Téhéran est confiant quant à la levée des sanctions américaines malgré les disputes

20 février (Reuters) – L’Iran pense que les sanctions américaines seront bientôt dépréciées malgré la poursuite des «querelles diplomatiques» sur la relance de l’accord nucléaire, a déclaré samedi un porte-parole du gouvernement, signalant le désir de Téhéran de mettre fin à l’impasse tout en n’offrant pas de nouvelle position.

L’Iran et les États-Unis sont en désaccord sur qui devrait faire le premier pas pour relancer l’accord de 2015. L’Iran insiste sur le fait que les États-Unis doivent d’abord lever les sanctions de l’ancien président Donald Trump, tandis que Washington affirme que Téhéran doit d’abord revenir au respect de l’accord.

La Maison Blanche a déclaré vendredi que les États-Unis prévoyaient de ne prendre aucune mesure supplémentaire en réponse aux pressions de l’Iran avant d’éventuels pourparlers avec Téhéran et les grandes puissances sur le retour à l’accord.

Cependant, le porte-parole du gouvernement Ali Rabiei a été cité samedi par l’agence de presse officielle IRNA:

«Nous prévoyons avec confiance que les initiatives diplomatiques aboutiront à un résultat favorable malgré les querelles diplomatiques, qui sont un prélude naturel au retour des parties à leurs engagements, y compris la levée de toutes les sanctions dans un futur proche.»

Dans le cadre de l’accord avec les grandes puissances, l’Iran a accepté des restrictions à son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions internationales. Washington a réimposé des sanctions après que Trump a quitté le bouclier en 2018, et l’Iran a répondu en violant certaines des limites nucléaires de l’accord.

Ajoutant à la pression pour une résolution de l’impasse, une loi votée par le parlement radical oblige Téhéran le 23 février à limiter l’accès de grande envergure accordé aux inspecteurs de l’ONU dans le cadre du sceau.

Le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique, RafaelGrossi, doit se rendre à Téhéran ce week-end pour discuter des moyens de travailler avec l’Iran à la lumière de la possibilité de réduire la coopération.

Rabiei a déclaré que la loi «ne va pas à l’encontre de notre engagement» envers l’accord, et qu’elle n’est pas non plus «un obstacle à notre réponse appropriée aux actions américaines». ([email protected] Édité par Frances Kerry)