Le Maroc POURSUITE Amnesty International pour avoir espionné le président français Macron avec un malware israélien

« L’Etat marocain (…) veut faire toute la lumière possible sur ces fausses allégations de ces deux organisations, qui font des réclamations sans aucune preuve concrète ou démonstrative que ce soit », Olivier Baratelli, un avocat du Maroc, a déclaré jeudi dans un communiqué, a rapporté l’AFP.

Selon les données examinées par Amnesty et Forbidden Stories, une organisation d’enquête française, des agents de renseignement marocains ont utilisé le malware « Pegasus » – développé par la société israélienne NSO – pour espionner les communications téléphoniques du président Macron, de l’ancien Premier ministre Edouard Philippe, de 14 autres ministres et plusieurs journalistes français. Les allégations ont été rapportées pour la première fois lundi par Le Monde, l’un des 17 médias avec lesquels les deux organisations ont partagé leurs données.

Le gouvernement marocain a immédiatement nié les accusations, les qualifiant « sans fondement et faux » et déclarant qu’il « n’a jamais acquis de logiciel informatique pour infiltrer les appareils de communication. »

Macron lui-même a convoqué une réunion d’urgence sur la sécurité jeudi, un jour après que son bureau a promis d’enquêter sur le « très sérieux » allégations.

Le procès pour diffamation ne commencera probablement pas avant l’année prochaine, bien qu’une audience préliminaire soit prévue pour octobre à Paris. Les procureurs de la capitale française ont quant à eux lancé leur propre enquête sur les allégations d’espionnage marocain.

Amnesty et Forbidden Stories ont mis la main sur un document divulgué par NSO qui répertorierait 50 000 numéros de téléphone de politiciens, de journalistes, d’activistes et de personnalités du monde des affaires. Ces numéros auraient été répertoriés comme présentant un intérêt pour les clients du logiciel malveillant « Pegasus » de NSO, qui peut surveiller secrètement les appels téléphoniques, les SMS et les communications en ligne des téléphones portables cibles. Les 50 000 numéros n’ont pas tous été suivis, mais une source a déclaré au Guardian que les 45 clients de Pegasus suivaient en moyenne 112 numéros chacun.

Macron n’est pas la seule personnalité politique de haut niveau qui aurait été surveillée. Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador aurait été espionné par l’administration de son prédécesseur, le président Enrique Peña Nieto. Selon les médias, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a également potentiellement utilisé Pegasus pour espionner un opposant politique, tout comme le Premier ministre indien Narendra Modi.

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