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Le gouvernement sénégalais accuse la police canadienne d’avoir “sauvagement” battu un diplomate de l’ambassade d’Ottawa

La République du Sénégal affirme qu’un de ses diplomates en service à Ottawa a été battu à son domicile par la police plus tôt cette semaine, tandis que le Service de police de Gatineau au Québec affirme que ses membres ont maîtrisé et arrêté une personne violente envers des agents.

L’ambassade du Sénégal a publié un communiqué de presse en français de son ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur concernant l’incident de mardi sur la page Facebook de l’ambassade le vendredi après-midi. Le communiqué ne citait pas le service de police impliqué.

“Au cours de cette opération, la police canadienne a exercé des violences physiques et morales humiliantes sur la diplomate devant témoins et en présence de ses enfants mineurs”, selon le communiqué.

« Bien qu’on leur ait rappelé le statut de diplomate de la victime et l’inviolabilité de son domicile, les policiers canadiens l’ont menottée et sauvagement battue au point qu’elle avait des difficultés à respirer, ce qui a entraîné… une évacuation en ambulance vers l’hôpital. .”

Le communiqué du ministère n’a pas nommé le diplomate ni précisé l’emplacement de la maison.

CBC a contacté l’ambassade et le ministère pour obtenir des commentaires.

Selon la police, la personne était agressive

Dans son propre communiqué de presse en français publié tard vendredi soirle Service de police de Gatineau a déclaré que ses membres aidaient un huissier à exécuter une ordonnance et sont arrivés sur les lieux vers 13 h 30 HE mardi.

Un porte-parole de la police a confirmé plus tard que cela s’était produit à Gatineau.

“La police a vérifié que (…) le juriste qui a autorisé l’ordonnance du tribunal avait été informé que la personne avait un statut diplomatique”, selon le communiqué. “Face à une personne agressive qui refusait de coopérer, la police est intervenue pour expliquer le processus et s’assurer que tout se passait bien.”

Le service de police n’a pas précisé si la personne était un diplomate de l’ambassade.

Selon le communiqué de la police, une policière a reçu un coup de poing au visage lors de l’intervention, incitant la police à arrêter la personne “pour la sécurité des personnes présentes”.

“La personne a résisté à l’arrestation et a mordu un deuxième officier. La personne a ensuite été amenée au sol pour être maîtrisée [and] a été détenu à l’arrière du véhicule de patrouille, sous la surveillance d’une policière, jusqu’à ce que l’huissier exécute son ordre et que la situation revienne au calme”, ​​poursuit le communiqué.

“A aucun moment la personne n’a mentionné avoir été blessée ou avoir des douleurs lorsqu’elle a été interrogée.”

Le communiqué de la police a ajouté que, plus tard dans la journée, peu après 15 heures, « les ambulanciers ont appelé le [Gatineau Police Service] pour obtenir de l’aide lorsqu’ils travaillaient avec cette personne et qu’environ 10 personnes étaient présentes.”

Appel à enquête

Dans son communiqué, le gouvernement sénégalais a indiqué avoir demandé qu’une enquête soit menée sans délai et que « des poursuites soient engagées contre les auteurs de cette agression inacceptable, qui constitue une atteinte grave à l’intégrité physique de la personne et à l’humanité ». dignité.”

Le gouvernement a également qualifié l’incident de violation “flagrante” de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques.

“Face à cette situation, le gouvernement du Sénégal a immédiatement convoqué …. l’ambassade du Canada à [Senegal’s capital] Dakar pour dénoncer vigoureusement et condamner fermement cet acte raciste et barbare », a déclaré le gouvernement dans son communiqué.

CBC News a contacté Affaires mondiales Canada, qui a accusé réception de la demande et a déclaré qu’il répondrait “dès que possible”.

Le Service de police de Gatineau a déclaré que, conformément à la Loi sur la police de la province, le directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec (DCPP) a été invité jeudi à se prononcer sur l’opportunité d’une enquête criminelle sur les actions des agents.

“La [Gatineau Police Service] la direction collaborera à tout processus ou enquête ultérieur en toute transparence”, selon le communiqué.

Le service de police a également demandé au DCPP de déterminer si des accusations de voies de fait contre un agent et d’entrave à la police sont justifiées contre la personne.

Le ministère de la Sécurité publique du Québec a été alerté de l’incident, a indiqué le service de police.