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PARIS (Reuters) – La France souhaite lever 5 milliards d'euros (5,53 milliards de dollars) auprès d'investisseurs du secteur privé pour donner un coup de pouce aux start-up françaises et aider les entreprises les plus prometteuses à se développer, a déclaré mardi le président Emmanuel Macron.

Le français Macron parie sur le financement du secteur privé pour alimenter la poussée de démarrage

DOSSIER PHOTO: Le président français Emmanuel Macron assiste à une réunion à Bonneuil-sur-Marne, le 10 septembre 2019. Ludovic Marin / Pool via REUTERS / File Photo

Macron, arrivé au pouvoir à la mi-2017 sur une plateforme conviviale pour les entreprises, a cherché à favoriser les investissements sur la scène technologique française, notamment par le biais de conférences de haut niveau rassemblant des investisseurs en capital risque étrangers et des startups françaises.

«La bataille de la capitale est essentielle. Si nous voulons gagner cette bataille, nous devons réussir à lever plus de capital, plus rapidement et plus fort », a-t-il déclaré lors d'un événement qui s'est tenu mardi au palais présidentiel de l'Elysée.

La France se bouscule avec d’autres pays européens pour attirer les investisseurs et les sociétés technologiques en herbe et se démarquer à Londres en tant que plaque tournante du démarrage, alors que la Grande-Bretagne s'apprête à quitter l’Union européenne le 31 octobre, potentiellement sans accord.

Les investissements dans les startups françaises ont explosé au cours des dernières années en raison de la baisse des impôts sur les revenus du capital et des attentes élevées en faveur d'une administration plus favorable aux entreprises sous Macron, un ancien banquier d'affaires.

Les financements dans le secteur ont bondi de 41% pour atteindre 3,6 milliards d'euros en 2018 par rapport à l'année précédente, selon le cabinet de conseil Ernst and Young, plaçant la France à la troisième place en Europe après la Grande-Bretagne et l'Allemagne.

Cependant, malgré le nombre croissant de sociétés numériques, la France n’a pas encore créé de sociétés de haute technologie capables de rivaliser avec celles de la Silicon Valley.

Le gouvernement veut maintenant encourager les plus grandes startups à se faire une place sur la scène internationale, en essayant de développer davantage de soi-disant licornes, ou entreprises évaluées à plus d'un milliard de dollars.

"Nous devons aider à favoriser les géants de la technologie afin qu'ils puissent rivaliser au même niveau qu'Uber ou Airbnb", a déclaré Cedric O, ministre français des Affaires numériques, lors d'une interview donnée à Reuters avant l'événement à l'Elysée.

Service de covoiturage basé aux États-Unis Uber Technologies Inc (UBER.N) cotée à la Bourse de New York plus tôt cette année, et le site de location de maison Airbnb devrait être rendu public l’année prochaine.

La France veut attirer des licornes d’ailleurs en Europe, notamment en Italie et aux Pays-Bas, et les encourager à inscrire leurs actions à Paris, a ajouté O.

L'effort de financement de 5 milliards d'euros sera réalisé au cours des trois prochaines années, a déclaré Macron.

Le financement sera collecté auprès d'investisseurs institutionnels français de premier plan. Quelque 2 milliards d’euros seront réservés aux startups en phase finale, le reste devant être consacré à celles déjà répertoriées.

Un responsable français a déclaré aux assureurs français AXA SA (AXAF.PA) et CNP Assurances SA (CNPP.PA) ainsi que des gestionnaires d’actifs Amundi SA (AMUN.PA) et Natixis Investment Managers font partie des investisseurs institutionnels qui se sont engagés à contribuer.

Macron jongle avec un équilibre complexe en tant que champion des startups technologiques, la France étant également un ardent défenseur de l’imposition d’une taxe numérique à l’échelle européenne aux entreprises de technologies. Pour le moment, il a prélevé une taxe dans le pays, ce qui a créé des frictions avec le président américain Donald Trump. (1 $ = 0,9038 euros)

Reportage de Mathieu Rosemain; Édité par Sarah White et Peter Cooney

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