Le dirigeant turc affirme que les bases américaines en Grèce constituent une “menace” directe au milieu d’une querelle avec Athènes sur l’expansion de l’OTAN

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Le chef du groupe politique d’extrême droite turc, le Parti du mouvement nationaliste (NHP), a affirmé mardi que les bases militaires américaines situées en Grèce constituaient une “menace” directe pour la sécurité turque.

“La Grèce joue avec le feu”, a déclaré le chef du NHP, Devlet Bahceli, dans un discours au parlement turc, selon un média local.

Bahceli a affirmé que les bases américaines constituaient “une menace pour notre sécurité” et a déclaré que “l’Amérique utilise la partie grecque comme un pion”.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime lors d’une conférence de presse à Ankara, en Turquie, le 14 mai.
(AP Photo/Burhan Ozbilici)

ERDOGAN PERTURBE L’UNITÉ DE L’OTAN AU MILIEU DE LA MENACE DE POUTINE À LA SÉCURITÉ EUROPÉENNE

Les États-Unis et la Grèce ont signé un accord militaire bilatéral de cinq ans au début du mois dans le but de renforcer leurs défenses alors que l’Europe fait face à sa plus grande menace pour la sécurité depuis la Seconde Guerre mondiale après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

L’accord accordera aux États-Unis l’accès à trois bases en Grèce continentale ainsi qu’à leur présence navale de longue date sur l’île de Crète.

Alors que Washington et Athènes ont défendu cette décision, le dirigeant politique turc a accusé les États-Unis d’utiliser les relations gréco-turques déjà difficiles pour essayer de “pousser [Ankara] dans un environnement de conflit brûlant.”

La Turquie et la Grèce entretiennent des relations tendues depuis environ un siècle, mais l’invasion de l’Ukraine par le président russe Vladimir Poutine a ravivé une dispute vieille de plusieurs décennies alors que la Turquie, un pays de l’OTAN, tente de remporter des victoires politiques sur l’alliance.

Le président turc Tayyip Erdogan a frustré les pays de l’OTAN plus tôt ce mois-ci lorsqu’il a déclaré qu’il refuserait l’admission de la Suède et de la Finlande dans l’alliance au motif qu’ils auraient autorisé des individus qu’il considérait comme des terroristes à rester dans leur pays.

Certains ont accusé Erdogan d’agir comme le “cheval de Troie” de Poutine alors qu’il cherche à bloquer l’accord de sécurité face à la menace croissante qui pèse sur l’Europe.

Le président russe Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyip Erdogan se serrent la main lors de leurs entretiens au Kremlin le 5 mars 2020 à Moscou, en Russie.

Le président russe Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyip Erdogan se serrent la main lors de leurs entretiens au Kremlin le 5 mars 2020 à Moscou, en Russie.
(Mikhail Svetlov/Getty Images)

LES LÉGISLATIFS MÉFIENT QUE LA TURQUIE “JOUE DOUBLE JEU” DANS LES NÉGOCIATIONS SUR LES ARMES DE L’OTAN

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a semblé suggérer plus tôt ce mois-ci lors d’un voyage à Washington, DC que les législateurs américains devraient rejeter l’accord sur les armes précédemment proposé avec Ankara tant qu’il retient l’OTAN en otage.

Mais les responsables turcs ont également souligné leur frustration de plusieurs décennies avec les alliés occidentaux en ce qui concerne les querelles avec leur voisin égéen.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, plus d’une douzaine d’îles ont été cédées de force de l’Italie alignée sur l’Axe à la Grèce en vertu de l’Accord de Paris de 1947. Mais en 1964, la Turquie avait affirmé que 12 des îles leur avaient en fait été volées en 1912 et avait suggéré que la Grèce devrait remettre six des îles en signe de bonnes relations de voisinage.

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet de l'OTAN au siège de l'Alliance à Bruxelles, en Belgique, le 14 juin 2021.

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet de l’OTAN au siège de l’Alliance à Bruxelles, en Belgique, le 14 juin 2021.
(Reuters/Yves Herman/Pool/Photo d’archive)

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La Grèce a refusé et les deux nations se sont engagées dans des différends terrestres, aériens et maritimes depuis.

“Le sujet de 12 îles est notre blessure qui n’est pas encore cicatrisée. Elles ont été injustement usurpées de la Turquie par des ruses de pied”, a réitéré Bacheli mardi. “Le bien volé doit être restitué à son propriétaire.”

L’Associated Press a contribué à ce rapport.