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(Reuters) – Le conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton, est parti samedi pour un voyage au Japon et en Corée du Sud, alors que les deux pays sont au milieu d'un différend commercial.

Le conseiller américain Bolton se rend au Japon et en Corée du Sud après un différend commercial

DOSSIER DE PHOTO: Le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, regarde le président américain, Donald Trump, et la première dame, Melania Trump, rendre hommage aux anciens astronautes et aux membres de leur famille lors de la commémoration du cinquantième anniversaire d'Apollo 11 au bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, États-Unis. 19 juillet 2019. REUTERS / Leah Millis

Un porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche a déclaré sur Twitter que Bolton envisageait de "poursuivre les conversations avec des alliés et amis critiques."

Le président Donald Trump a offert vendredi son aide pour apaiser les tensions dans le conflit politique et économique entre les deux plus grands alliés des États-Unis en Asie, qui menace l'approvisionnement en puces mémoires et en smartphones.

Les tensions persistantes, en particulier sur la question de l'indemnisation des Sud-Coréens forcés de travailler pour les occupants japonais au cours de la Seconde Guerre mondiale, se sont aggravées ce mois-ci lorsque le Japon a restreint les exportations de matériaux de haute technologie vers la Corée du Sud.

Le Japon a nié que le différend sur l'indemnisation soit à l'origine de la limitation des exportations, même si l'un de ses ministres a fait état d'une confiance démentie envers Séoul au sujet du conflit de travail en annonçant les restrictions.

Les restrictions à l'exportation pourraient nuire aux entreprises technologiques mondiales.

Trump a déclaré aux journalistes à la Maison Blanche vendredi que le président sud-coréen Moon Jae-in lui avait demandé s'il pouvait s'impliquer.

Une porte-parole de Moon a confirmé que Moon avait demandé l'aide de Trump lors de leur sommet à Séoul le 30 juin.

Bolton effectuera une visite en Corée du Sud du 23 au 24 juillet, a déclaré dimanche la porte-parole de la présidence sud-coréenne, Ko Min-jung. Il rencontrera mercredi le conseiller sud-coréen en matière de sécurité nationale, Chung Eui-yong, pour discuter d'un régime de paix permanent dans la péninsule coréenne et renforcer l'alliance entre Séoul et Washington.

Au cours de son voyage, Bolton devrait également solliciter le soutien d’une initiative américaine visant à renforcer la surveillance des routes de navigation vitales du Moyen-Orient, qui a été saluée avec méfiance par des alliés réticents à l’intensification des tensions avec l’Iran, accusée par Washington d’attaques contre des pétroliers.

Les médias japonais ont déclaré que la question pourrait être à l'ordre du jour lors de la visite de Bolton au Japon, où tout engagement militaire à l'étranger risquerait de creuser le fossé qui divise l'opinion publique dans un pays dont les forces armées ne se sont pas battues outre-mer depuis la Seconde Guerre mondiale.

Un responsable sud-coréen a déclaré la semaine dernière que Washington n'avait encore fait aucune demande officielle à Séoul sur cette question.

Le général de la marine Joseph Dunford, président de l'état-major américain, a déclaré ce mois-ci que Washington espérait enrôler ses alliés dans une coalition militaire pour la sauvegarde des eaux stratégiques au large de l'Iran et du Yémen, où Washington impute les attaques à l'Iran et à ses combattants.

Mais les alliés étant réticents à engager de nouvelles armes ou de nouvelles forces combattantes, un haut responsable du Pentagone a déclaré jeudi à Reuters que son objectif n'était pas de constituer une coalition militaire, mais de faire briller une "lampe de poche" dans la région afin de dissuader les attaques contre les navires de commerce.

Kathryn Wheelbarger, qui a informé les alliés de l’OTAN la semaine dernière de la proposition américaine, a déclaré que celle-ci était moins opérationnelle et davantage axée sur l’augmentation des capacités de surveillance.

Le Japon est le quatrième acheteur de pétrole au monde. L’an dernier, 86% de ses approvisionnements en pétrole passaient par le détroit d’Irmuz, voie de transport essentielle reliant les producteurs de pétrole du Moyen-Orient aux marchés d’Asie, d’Europe, d’Amérique du Nord et au-delà.

La position du Japon est compliquée par le fait qu’il a maintenu des relations amicales avec l’Iran qu’il serait peu disposé à endommager. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a tenté en vain d'atténuer les tensions dans la région lorsqu'il a rencontré les dirigeants iraniens à Téhéran le mois dernier.

Reportage de Christopher Bing; des reportages supplémentaires de David Brunnstrom à WASHINGTON, Joyce Lee et Jane Chung à SEOUL; édité par Daniel Wallis et G Crosse

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Source

Heliabrine Monaco

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