Le changement climatique dominera l’agenda de Biden lorsqu’il se rendra en Europe dans deux semaines

Le président américain Joe Biden prononce une allocution et participe à la session virtuelle du Sommet des dirigeants sur le climat 5 : Les opportunités économiques de l’action climatique de la Maison Blanche à Washington, DC, le 23 avril 2021.

Jim Watson | AFP | Getty Images

Le président Joe Biden et la première dame Jill Biden se rendront en Europe dans deux semaines, a annoncé jeudi la Maison Blanche dans un communiqué, la crise climatique mondiale étant au premier plan de l’agenda du président,

Le voyage marquera le deuxième voyage à l’étranger de la présidence de Biden et intervient alors qu’il tente de prendre des mesures pour faire face aux menaces du changement climatique mondial. Cela signale également son réengagement avec des alliés mondiaux à la suite des relations tumultueuses de l’ancien président Donald Trump avec d’autres nations.

Biden se rendra pour la première fois dans la Cité du Vatican le 29 octobre pour rencontrer le pape François. Ils ont l’intention de discuter des efforts pour lutter contre la crise climatique, la pandémie de Covid-19 et la pauvreté, entre autres questions mondiales controversées, selon le communiqué.

Le président assistera ensuite à un sommet de deux jours des dirigeants du G-20 à Rome, selon le communiqué de presse.

Les dirigeants devraient décider d’approuver ou non un plan fiscal international élaboré en juillet par les dirigeants financiers du Groupe des 20 grandes économies. Le plan établirait un impôt minimum mondial sur les sociétés d’au moins 15 % et modifierait la façon dont des sociétés telles qu’Amazon et Google d’Alphabet sont imposées.

Des détails sur les engagements bilatéraux individuels seront communiqués, selon le communiqué de presse.

Biden terminera son voyage en se rendant à Glasgow, en Écosse, où il assistera à la Conférence des Parties des Nations Unies sur le changement climatique, ou COP26, du 1er au 2 novembre, selon le communiqué de presse.

La COP26, qui devait initialement avoir lieu en 2020 mais a été repoussée en raison de la pandémie, verra les dirigeants mondiaux se réunir pour discuter d’une action climatique plus ambitieuse alors que des chercheurs de l’ONU avertissent que le réchauffement climatique est dangereusement sur le point de devenir incontrôlable.

L’ONU a publié un rapport accablant en août qui a lancé un avertissement sévère sur le changement climatique. Dans la première tranche de quatre rapports publiés dans le cadre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, les chercheurs ont observé des changements climatiques qui devaient être « irréversibles sur des centaines voire des milliers d’années ».

Par exemple, les rapports ont révélé que les émissions de gaz à effet de serre provenant des activités humaines sont responsables d’environ 1,1 degré Celsius de réchauffement d’environ 1850-1900 jusqu’à aujourd’hui. Il a également révélé que la température mondiale devrait atteindre ou dépasser 1,5 degré Celsius de réchauffement, en moyenne au cours des 20 prochaines années.

L’administration Biden s’est engagée à réduire de près de moitié les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis d’ici 2030 et à atteindre une économie nette zéro d’ici le milieu du siècle. L’administration Obama s’était fixé pour objectif de réduire les émissions jusqu’à 28 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2025, mais Trump a arrêté les efforts fédéraux pour atteindre cet objectif.

En mai, le président a également publié un décret exigeant l’élaboration d’une stratégie gouvernementale sur les risques liés au changement climatique et une évaluation annuelle des risques financiers liés au climat dans le budget américain.

Les démocrates tentent d’adopter un projet de loi qui encouragera l’adoption de l’énergie verte et la construction de bâtiments et d’infrastructures résilients au climat dans le cadre du plan économique du président.
La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, a cependant suggéré que les démocrates devront probablement réduire d’au moins 1 000 milliards de dollars de leur proposition de 3,5 millions de dollars sur le climat et le filet de sécurité sociale pour le faire passer au Congrès au milieu des querelles entre les ailes progressiste et modérée du parti.

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