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Une panne de courant dans la région a rendu les affirmations des deux côtés difficiles à vérifier, mais des centaines de personnes auraient été tuées tandis que des dizaines de milliers ont fui les combats vers le Soudan voisin.

Le gouvernement de M. Abiy a revendiqué la capture d’une série de villes ces derniers jours, dont l’ancienne ville d’Aksum et la ville d’Edega Hamus, à 100 kilomètres au nord de Mekele.

“Les forces de défense ont contrôlé la ville d’Edaga Hamus, qui se trouve sur la route d’Adigrat à Mekele”, a déclaré dimanche le State of Emergency Fact Check, une agence gouvernementale éthiopienne.

“Les forces de défense marchent actuellement sur le dernier but de la campagne, la ville de Mekele.”

Le chef du TPLF, Debretsion Gebremichael, a promis des “combats acharnés” pour freiner l’avance des Forces de défense éthiopiennes (EDF).

“Ils continueront de payer pour chaque déménagement”, a-t-il déclaré à l’AFP. Debretsion a averti qu’un assaut contre Mekele ne serait pas la fin du conflit.

“Tant que la force d’occuption sera au Tigray, les combats ne s’arrêteront pas”, a-t-il déclaré.

Le TPLF a dirigé le renversement de Mengistu Hailemariam, chef du régime militaire éthiopien de Derg, en 1991 et a dominé la politique du pays jusqu’à ce qu’Abiy devienne Premier ministre en 2018.

Le parti continue de diriger le Tigray, l’un des 10 États régionaux du système de fédéralisme éthiopien dans lequel les régions sont délimitées par l’appartenance ethnique et la langue.

Les dirigeants du TPLF se sont plaints d’avoir été écartés par M. Abiy et blâmés pour les malheurs du pays.

L’amère querelle avec le gouvernement central a conduit le TPLF à organiser ses propres élections cette année malgré le report des scrutins nationaux en raison de la pandémie de coronavirus.

M. Abiy a rejeté tous les appels à la paix, y compris de l’Union africaine – qui prévoit d’envoyer trois anciens présidents nationaux comme envoyés spéciaux dans les prochains jours – et des États-Unis et de l’ONU qui ont mis en garde contre une catastrophe humanitaire imminente. Son gouvernement considère le TPLF comme une administration criminelle et semble déterminé à gagner la bataille militaire plutôt qu’à négocier.