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Boris Johnson, Premier ministre britannique, au centre, et Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, partent à droite après des discussions sur le Brexit dans un restaurant à Luxembourg, le lundi 16 septembre 2019.

Bloomberg | Bloomberg | Getty Images

Le Royaume-Uni et l'UE se préparent pour ce qui pourrait être la semaine la plus occupée de la politique britannique depuis le référendum de juin 2016, alors que les deux parties tentent de conclure un accord de dernière minute.

Cela fait plus de trois ans qu'une majorité du Royaume-Uni a voté en faveur de la sortie de l'UE, mais un accord de retrait s'est avéré insaisissable avec divers intérêts concurrents, logistique et visions d'une éventuelle relation post-Brexit entre le Royaume-Uni et l'UE.

Cette semaine est considérée comme la dernière dans laquelle un accord peut être conclu avant le sommet européen de deux jours qui débutera le jeudi 17 octobre.

Si aucun accord n’est conclu avant le 19 octobre, le Premier ministre britannique Boris Johnson est légalement tenu de demander à l’UE de retarder la date de son départ (le 31 octobre) bien qu’il soit très réticent à le faire.

Les pourparlers de la semaine dernière devaient constituer la dernière chance de parvenir à un accord, mais les négociateurs de l'UE seraient disposés à poursuivre leurs discussions jusqu'à mercredi, veille du sommet de l'UE, a rapporté la BBC.

Le Parlement britannique est prêt à se réunir samedi et à voter sur un accord sur le Brexit si un accord peut être conclu lors du sommet. Ce sera la première fois que le Parlement se réunira un samedi depuis 1982, au milieu de la guerre des Malouines.

Néanmoins, tout dépend des négociations ultimes pour surmonter le principal obstacle à un accord sur le Brexit – à savoir le "backstop" irlandais – une police d'assurance garantissant qu'il n'y a pas de frontière dure sur l'île d'Irlande en cas de pas d'accord commercial post-Brexit.

'Entretiens techniques'

Les discussions en cours entre l'UE et le Royaume-Uni portent sur des "discussions techniques" faisant suite aux propositions du gouvernement Johnson visant à remplacer le soutien irlandais.

Le Royaume-Uni avait proposé que l'Irlande du Nord continue de faire partie du marché unique de l'UE, mais quittait l'union douanière, d'où la nécessité de procéder à des contrôles douaniers.

Pour éviter les infrastructures matérielles à la frontière, le Royaume-Uni a suggéré de contrôler les marchandises transitant entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord (qui fait partie du Royaume-Uni et qui, après le Brexit, serait la seule frontière terrestre du Royaume-Uni avec l’UE) aurait lieu loin de la frontière.

Toutefois, l'UE a reçu les propositions avec prudence, et la légalité et les aspects techniques du régime douanier suscités par les propositions britanniques susciteraient des inquiétudes.

La Commission européenne a déclaré dimanche dans un communiqué qu'il restait "beaucoup de travail à faire" et que les discussions au niveau technique se poursuivraient lundi. Le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, doit informer les ministres de l'UE des progrès des négociations mardi.

Les experts disent qu'il est probable qu'un accord, dans le temps, reste peu probable.

"Trouver un accord à temps pour le sommet de l'UE des 17 et 18 octobre et le faire adopter par le parlement britannique lors d'une session extraordinaire du samedi 19 octobre constitue un défi de taille avec un résultat très incertain, pour le moins que l'on puisse dire. De toute façon, l'UE pourrait avoir besoin d'une prolongation technique pour pouvoir ratifier l'accord ", ont déclaré lundi Holger Schmieding et Kallum Pickering, économiste en chef et économiste britannique chez Berenberg Bank.

"A ce stade, notre scénario de base reste qu'un accord ne sera pas finalisé dans les prochains jours et que le Royaume-Uni devra demander une prolongation du Brexit au-delà du 31 octobre", ont-ils ajouté.

Pendant ce temps, le Royaume-Uni se prépare pour une journée de faste et de apparition lorsque le Parlement doit rouvrir lundi pour une nouvelle session parlementaire. Le programme législatif du gouvernement sera exposé dans un discours prononcé par la reine Elizabeth II, connu sous le nom de "discours de la reine".

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