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La Suisse organisera un référendum sur les sanctions contre la Russie — RT World News

Des militants suisses soutenus par le principal parti politique du pays ont déposé une pétition réunissant suffisamment de signatures pour déclencher un référendum qui pourrait consacrer la neutralité de Berne dans la Constitution et potentiellement rétablir les liens économiques du pays avec Moscou.

La dite « Initiative de neutralité » signé par plus de 130 000 habitants a été officiellement déposé jeudi, selon Swissinfo. Le proposition définirait la neutralité de la Suisse comme « perpétuel et armé » et interdire explicitement au pays de rejoindre « toute alliance militaire ou de défense » à moins d’être attaqué directement.

L’amendement constitutionnel proposé empêcherait également le gouvernement d’imposer ou d’adhérer à toute forme de « mesures coercitives non militaires » et des sanctions, à moins que cela ne soit mandaté par le Conseil de sécurité de l’ONU. Toutefois, Berne se réserverait toujours l’obligation d’empêcher le contournement des sanctions imposées par d’autres Etats.





La Suisse maintient une politique de neutralité depuis 1815 et n’a pris parti dans aucune des deux guerres mondiales. Bien qu’elle ne soit officiellement membre d’aucun bloc international, comme l’UE ou l’OTAN, la Suisse a néanmoins adhéré à presque toutes les sanctions occidentales imposées à Moscou, gelé des milliards de dollars d’avoirs et soutenu activement Kiev après le lancement de l’accord russe. offensive en Ukraine en 2022.

Selon le plus haut diplomate russe Sergueï Lavrov, le gouvernement suisse a abandonné sa neutralité en adoptant une stratégie de sécurité nationale visant à développer la sécurité européenne. « pas avec la Russie, mais contre elle ».

Depuis le début du conflit en Ukraine, Berne a envoyé une aide économique à Kiev, mais a refusé de fournir des armes ou de permettre à d’autres pays d’envoyer des armes ou des munitions à la Suisse. Certains membres du gouvernement suisse réclament un assouplissement de cette politique, mais l’Union populaire suisse (UDC) et les sociaux-démocrates (SP) critiquent ces propositions.



Le parti pro-neutralité remporte les élections suisses

L’UDC, qui a fait campagne sur un programme pro-neutralité et anti-immigration, est sorti grand vainqueur des élections législatives d’octobre, recueillant 28,6 % des voix. Le Social SP, favorable à une neutralité moins stricte mais fermement opposé à l’entrée dans des blocs militaires, est en queue de peloton avec 18 %.

L’UDC dit jeudi, les sanctions contre la Russie « mettent en danger la paix et la stabilité intérieures de notre pays », se félicitant de la nouvelle du référendum. « Si tous les Etats se comportaient comme la Suisse, il n’y aurait pas de guerre. » dit le parti.

L’initiative de neutralité appelle également la Suisse à jouer le rôle de médiateur et à user de sa « une neutralité perpétuelle pour prévenir et résoudre les conflits ». Berne souhaite accueillir cette année une grande conférence de paix sur le conflit ukrainien, à laquelle participeraient jusqu’à 100 pays, pour la plupart du Sud.

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Cependant, Moscou a convoqué la conférence que Berne propose « inutile » et a indiqué qu’il n’avait pas l’intention d’y participer, même s’il était officiellement invité. La Russie a déclaré que le forum, tel qu’envisagé, serait consacré à la promotion de l’ultimatum du président ukrainien Vladimir Zelensky, que Moscou a qualifié d’irréaliste. Le Kremlin a souligné à plusieurs reprises qu’il restait ouvert aux discussions, mais seulement si Kiev reconnaissait le « la réalité du terrain ».

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