La police d’Haïti va enquêter sur la mort d’un journaliste touché lors d’une manifestation

PORT-AU-PRINCE, Haïti – La police nationale d’Haïti a déclaré qu’une enquête était en cours sur la mort d’un journaliste qui, selon des témoins, a été frappé à la tête par une cartouche de gaz lacrymogène que des policiers avaient tirée sur un groupe de journalistes qui manifestaient.

Dans un communiqué, le chef de la police Frantz Elbé a présenté ses condoléances à la famille et aux collègues de Romelson Vilsaint, ajoutant que des policiers avaient été contraints de tirer des gaz lacrymogènes pour contrôler une “foule hostile” attaquant un commissariat de la capitale Port-au-Prince le Dimanche.

Des témoins ont déclaré à l’Associated Press que des journalistes, dont Vilsaint, qui travaillait pour la station de radio Génération 80, s’étaient rassemblés dans un commissariat de Delmas pour exiger la libération de leur collègue, Robest Dimanche, qui avait été arrêté alors qu’il couvrait une manifestation dimanche. Dimanche travaille à la radio locale Tele Zenith.

L’Association des journalistes haïtiens a également accusé la police d’avoir battu plusieurs journalistes et confisqué leur équipement et d’autres biens, condamnant ce qu’elle a qualifié d'”actes de répression antidémocratiques”.

“La sécurité des médias et la libre circulation des journalistes sont essentielles pour la jouissance pleine et entière de la liberté de la presse, de la liberté de pensée, de la liberté d’expression et du droit à l’information qui constituent la démocratie”, a-t-il déclaré.