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BERLIN (Reuters) – Une proposition de plate-forme européenne de cloud computing qui vise à briser la dépendance du continent à l'égard de la Silicon Valley prendra forme dans les prochaines semaines lorsqu'un groupe de 22 sociétés françaises et allemandes aura mis en place une entité juridique pour la faire fonctionner.

L'entité gérant la plate-forme Gaia-X sera enregistrée en tant que société de droit belge et fonctionnera comme une association à but non lucratif, selon une mise à jour du projet vu par Reuters.

Berlin et Paris défendent Gaia-X en tant que contrepoids aux fournisseurs de cloud computing américains – AWS, Microsoft Azure et Google Alphabet – qui dominent l'activité de gestion des tâches informatiques sur des serveurs distants.

Les deux plus grandes économies de l'Union européenne ont posé la question de l'endroit où les données sont hébergées et traitées dans un souci de souveraineté et de sécurité. Un lancement pour Gaia-X est prévu pour début 2021.

Parmi les entreprises impliquées dans le développement de la plate-forme figurent SAP, Deutsche Telekom, Siemens et Bosch (ROBG.UL) de l’Allemagne et du français Atos, anciennement dirigé par le commissaire européen Thierry Breton.

Jeudi, le ministre allemand de l'Économie, Peter Altmaier, et son homologue français, Bruno Le Maire, informeront les journalistes des progrès de Gaia-X.

Reportage par Christian Kraemer; Écriture par Douglas Busvine; Montage par Thomas Escritt

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