La Grèce prolonge le mur frontalier au milieu des craintes européennes d’une vague de migrants afghans

La Grèce a annoncé vendredi qu’elle avait étendu son mur frontalier avec la Turquie dans le cadre de ses efforts pour empêcher les migrants d’arriver d’Afghanistan, alors que les Européens craignent une vague de migrants afghans déclenchée par la prise de contrôle des talibans.

Reuters a rapporté que la clôture de 40 km est accompagnée d’un nouveau système de surveillance électronique automatique pour arrêter les migrants qui pourraient passer par la Turquie dans les mois à venir.

MACRON EN FRANCE PROMET UNE RÉPONSE «ROBUSTE» DE L’UE À UNE POSSIBLE VAGUE DE MIGRATION HORS D’AFGHANISTAN

21 mai 2021 : sur cette photo d’archive, des policiers patrouillent le long d’un mur d’acier sur la rivière Evros, près du village de Poros, à la frontière gréco-turque, en Grèce. (AP Photo/Giannis Papanikos, dossier)

« Nous ne pouvons pas attendre passivement l’impact possible », a déclaré le ministre de la Protection des citoyens Michalis Chrisochoidis aux journalistes après avoir visité la région d’Evros. « Nos frontières resteront sûres et inviolables. »

C’est un message qui fait écho dans toute l’Europe, qui se souvient encore de la crise migratoire de 2015 – déclenchée par les tumultes en Syrie – qui a ravagé le continent, changé le débat sur la sécurité des frontières et conduit aux victoires de plusieurs partis populistes.

BORIS JOHNSON DIT QUE LE ROYAUME-UNI PRENDRA 5 000 RÉFUGIÉS AFGHANS DANS LE CADRE DE L’EFFONDREMENT ET DE LA PRISE DE CONTRLE DES TALIBAN

L’Autriche, où un gouvernement de droite a pris le pouvoir dans les années qui ont suivi la crise, était l’une des nombreuses personnes à soutenir que les migrants devraient être hébergés dans la région plutôt qu’en Europe. Il a également suggéré de créer des « centres de déportation » dans les pays proches de l’Afghanistan pour permettre la déportation des Afghans.

« Ce doit être notre objectif de garder la majorité de la population dans la région », a déclaré cette semaine le ministre autrichien de l’Intérieur Karl Nehammer.

La chancelière allemande Angela Merkel, dont la promesse de « wir shaffen das » (« nous pouvons le faire ») était un slogan d’optimisme européen face à la crise de 2015, a également mis l’accent sur la nécessité d’installer des réfugiés près de l’Afghanistan.

« Il s’agit principalement d’aider les pays voisins vers lesquels les réfugiés afghans pourraient peut-être se rendre », a déclaré Merkel aux journalistes.

Pendant ce temps, le président français Emmanuel Macron a promis une réponse « robuste » à la crise.

L’EUROPE CONSTITUE UNE HAUSSE DE MIGRATION ILLÉGALE, 59 % DE PLUS QU’EN 2020 À CE JOUR

« Nous devons anticiper et nous protéger contre des flux migratoires irréguliers importants qui mettraient en danger les migrants et risqueraient d’encourager les trafics de toutes sortes », a déclaré Macron dans une allocution télévisée, selon France 24.

En Grande-Bretagne, le Premier ministre Boris Johnson a annoncé que la Grande-Bretagne accueillerait 5 000 réfugiés afghans cette année, mais a ajouté : « Au fait, nous n’autoriserons pas non plus les personnes d’Afghanistan à venir dans ce pays de manière aveugle ».

« Nous voulons être généreux mais nous devons nous assurer de veiller à notre propre sécurité », a-t-il déclaré.

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Pendant ce temps, en Turquie, le président Recep Tayyip Erdoğan a averti ses voisins européens que « la Turquie n’a pas le devoir, la responsabilité ou l’obligation d’être l’entrepôt de réfugiés de l’Europe ».

Erdoğan a quant à lui vanté la façon dont son propre gouvernement avait renforcé sa sécurité frontalière à la frontière avec l’Iran avec des militaires et un nouveau mur.

L’Associated Press a contribué à ce rapport.

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