La Colombie-Britannique interdit définitivement l’utilisation de mort-aux-rats

La province de la Colombie-Britannique a décidé de rendre permanente l’interdiction temporaire d’utiliser de la mort-aux-rats.

En juillet dernier, le gouvernement a imposé une interdiction de 18 mois sur l’utilisation de rodenticides, craignant que le poison ne tue par inadvertance des hiboux, parmi d’autres animaux sauvages.

Les modifications réglementaires permanentes annoncées vendredi interdiront la vente et l’utilisation généralisées de rodenticides anticoagulants de deuxième génération (SGAR), qui, selon la province, risquent d’empoisonner secondairement les animaux qui consomment des rongeurs empoisonnés.

La province a passé les 15 derniers mois à effectuer un examen du SGARS et de son impact en discutant avec des experts techniques et en organisant une consultation publique qui a reçu près de 1 600 réponses. Il a décrit les modifications réglementaires proposées dans un document d’intention.

L’interdiction permanente entrera en vigueur le 21 janvier 2023 pour s’aligner sur la fin de l’interdiction temporaire.

L’interdiction s’applique à toutes les ventes et utilisations de SGAR par les membres du public, et à la plupart des opérations commerciales et industrielles en Colombie-Britannique, à l’exception des services considérés comme “essentiels” comme les hôpitaux et la production alimentaire.

Les services essentiels utilisant SGARS devront embaucher une entreprise de lutte antiparasitaire agréée, être agréée, disposer d’un plan de lutte antiparasitaire intégré spécifique au site et enregistrer l’utilisation du poison.

Selon le gouvernement, l’interdiction réduira l’utilisation des pesticides en obligeant les particuliers et les entreprises à recourir à d’autres méthodes de lutte antiparasitaire, telles que des pièges, des mort-aux-rats moins toxiques et la suppression des sources de nourriture.

Impacts sur la faune

La mort aux rats a été largement critiquée pour la façon dont elle se déplace dans la chaîne alimentaire après avoir été ingérée par un rat. Des traces se trouvent dans la faune locale et peuvent être nocives pour les prédateurs comme les hiboux.

Une étude de 2009 sur 164 hiboux de l’Ouest canadien ont découvert que 70 % avaient des résidus d’au moins un rodenticide dans leur foie. Les chercheurs ont découvert que près de la moitié de ces hiboux avaient plusieurs rodenticides dans leur système.

La mort aux rats a également été trouvée chez des prédateurs d’ordre supérieur comme les belettes et les coyotes, ainsi que des espèces charognardes comme les oiseaux et les écureuils.

Les opposants disent que l’utilisation de la mort aux rats contredit Lignes directrices du Canada sur les matières dangereuses.

La BC SPCA exhorte les gens à à l’épreuve des rongeurs leurs maisons au lieu de compter sur la mort aux rats.