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Les piétons passent devant la Banque d'Angleterre dans la ville de Londres, en Grande-Bretagne, le 28 juin 2016.

Paul Hackett | Getty Images

La Banque d'Angleterre (BOE) a maintenu ses taux d'intérêt inchangés jeudi, l'incertitude entourant le Brexit continuant de peser sur la cinquième économie mondiale.

À moins de 45 jours du Royaume-Uni, le Comité de politique monétaire (MPC), composé de neuf membres de la BoE et dirigé par Mark Carney, a voté à l'unanimité de maintenir les taux d'intérêt à 0,75%.

Au cours des derniers mois, la banque centrale du Royaume-Uni – qui présume que la Grande-Bretagne évitera un choc lié au Brexit – a fait savoir qu'elle risquait davantage de relever ses taux que de les réduire.

Le Premier ministre Boris Johnson a promis de livrer le Brexit d'ici le 31 octobre "même si cela veut dire", même si cela signifie quitter sans accord.

Un Brexit "sans accord" est perçu par de nombreux parlementaires, qu'il s'agisse d'un scénario "au bord d'une falaise", à éviter à tout prix.

Abandonner sans passer par un accord signifierait un départ brutal de l'UE sans période de transition permettant aux entreprises de s'adapter à la vie en dehors du bloc.

Les dirigeants français et finlandais ont tous deux convenu mercredi que le Royaume-Uni avait jusqu'au 30 septembre pour soumettre des propositions écrites visant à remplacer la politique controversée de soutien irlandais ou que ses relations avec l'UE soient "terminées".

Banques centrales mondiales

La décision de la BoE intervient peu de temps après que l'inflation britannique soit tombée à son plus bas niveau en près de trois ans, selon les données publiées par l'Office for National Statistics.

Le taux annuel est tombé à 1,7% en août, après une hausse de 2,1% en juillet, ramenant l'inflation à son niveau le plus faible depuis décembre 2016. L'objectif d'inflation de la BoE est de 2%.

Il a réaffirmé le point de vue de nombreux investisseurs selon lequel la BoE n’ajusterait pas les taux en septembre.

L'outil de veille BOE du groupe CME évalue à 13% la probabilité d'une réduction de taux lors de la réunion de la banque centrale début novembre, la plupart des investisseurs ne s'attendant à aucun changement des coûts d'emprunt moins d'une semaine après la date de départ prévue du Royaume-Uni.

Les banques centrales du monde entier ont assoupli leur politique monétaire au cours des dernières semaines, alors que l'inquiétude grandissait quant à la faiblesse de l'inflation, au ralentissement de la croissance mondiale et à une éventuelle récession.

La Réserve fédérale américaine a annoncé qu'elle abaisserait les taux d'intérêt dans une fourchette cible de 1,75% à 2% mercredi, mais n'a guère indiqué que de nouvelles réductions suivraient au cours des prochains mois.

Les principales bourses américaines ont chuté après l’annonce de la décision. Les décideurs de la banque centrale se sont divisés sur la suite à donner.

Dans l’intervalle, la Banque du Japon a maintenu ses taux d’intérêt jeudi comme prévu, mais a indiqué qu’elle pourrait alléger ses coûts d’emprunt dès le mois prochain.

La semaine dernière, la Banque centrale européenne a abaissé son principal taux de dépôt de 10 points de base, à -0,5%, un niveau record mais conforme aux attentes du marché.

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