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Jordan Bardella : le leader d’extrême droite français « prêt » à gouverner et à lutter contre l’immigration

Source des images, Nathan Lainé/Bloomberg

Légende, Une victoire du Rassemblement national pourrait faire de Jordan Bardella le prochain Premier ministre français

  • Auteur, Paul Kirby
  • Rôle, Rédacteur Europe

Le chef du Rassemblement national d’extrême droite français a souligné les projets de son parti pour lutter contre la crise du coût de la vie tout en ciblant l’immigration et l’ordre public, avec la promesse « nous sommes prêts » à gouverner.

Jordan Bardella, 28 ans, a déclaré dimanche aux électeurs avant le premier tour des élections législatives que le Rassemblement national était « la seule alternative crédible » pour répondre aux aspirations de la France.

Il espère devenir le prochain Premier ministre de la France si le Rassemblement national devient le plus grand parti à l’Assemblée nationale, comme le suggèrent les sondages d’opinion.

En plus d’expulser les criminels étrangers, son parti veut restreindre l’immigration en supprimant le droit à la nationalité – droit du sol – pour toute personne résidant sur le territoire français depuis au moins cinq ans âgée de 11 à 18 ans.

Les sondages d’opinion donnent au Rassemblement national (RN) plusieurs points d’avance sur le Nouveau Front populaire de gauche. Le parti centriste du président Emmanuel Macron, Renew, arrive en troisième position après avoir répondu à la victoire du RN aux élections européennes au début du mois en convoquant des élections anticipées.

Le vote se déroulera en deux tours, le 30 juin et le 7 juillet.

Mais les sondages suggèrent que le Rassemblement national pourrait ne pas obtenir la majorité absolue de 289 sièges sur les 577 sièges de l’Assemblée nationale.

Les trois groupes en tête s’affrontent mardi lors d’un débat télévisé opposant M. Bardella au Premier ministre Gabriel Attal et Manuel Bompard du Nouveau Front populaire. M. Attal a déjà ridiculisé les projets économiques du RN en les qualifiant de désastreux.

Le président Macron a averti dans un podcast que les plans des « deux extrêmes » conduiraient à une « guerre civile » – à la fois ceux du Rassemblement national et de la France insoumise, qui forme une grande partie de l’alliance quadripartite de gauche.

S’il a déclaré que le Rassemblement national sème la discorde parce qu’il réduit les gens à une religion ou une ethnie, l’extrême gauche n’est guère différente car elle divise la France en communautés distinctes.

Présentant ses références nationalistes, M. Bardella a déclaré que les emplois les plus sensibles dans la défense et la sécurité seraient réservés aux citoyens français, à l’exclusion des binationaux.

Le budget social serait réduit dans le cadre d’un programme de priorité nationale qui limiterait les dépenses sociales aux citoyens français, a-t-il ajouté. Cela serait probablement contraire à la Constitution française, c’est pourquoi M. Bardella a déclaré que si nécessaire, il le ferait adopter par un référendum.

Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré craindre pour les relations civiles : « Je vois [RN] comme facteur de désordre et de violence. »

M. Bardella a déclaré qu’il y aurait des peines minimales pour les récidivistes, le trafic de drogue et les attaques contre des fonctionnaires, et que toute organisation ayant recours à la violence serait dissoute, qu’elle soit « d’extrême droite ou d’ultra gauche ».

Il a également promis un « big bang » pour l’autorité en matière d’éducation avec l’interdiction des téléphones portables dans les écoles et l’essai des uniformes scolaires.

Au fil des années, le parti de M. Bardella a été considéré comme proche de la Russie de Vladimir Poutine, et il a fait tout son possible pour garantir un soutien continu à l’Ukraine. Mais il a déclaré avoir tracé une « ligne rouge » concernant la remise de missiles à longue portée à Kiev ou l’envoi de troupes françaises, ce que M. Macron a suggéré comme étant possible.

De nombreux projets du RN se concentrent sur la crise du coût de la vie en France. Les réformes impopulaires des retraites du président Macron seraient « abrogées en principe » et toute personne ayant travaillé pendant 40 ans pourrait prendre sa retraite à 60 ans.

Les politiques du Rassemblement national ont été largement condamnées par les opposants politiques comme étant inabordables, en particulier l’engagement de réduire la TVA (taxe de vente) sur les produits énergétiques de 20 % à 5,5 %, dont le coût est estimé à 17 milliards d’euros (14 milliards de livres sterling), selon l’économie française. ministère.

Il a ensuite affirmé que son parti était le seul rempart républicain contre « l’extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon ».

Source des images, Jeremy Suyker/Bloomberg

Légende, Jean-Luc Mélenchon, un allié délicat pour les partis modérés de la gauche française

M. Mélenchon a été accusé de minimiser l’antisémitisme, le qualifiant ce mois-ci de « résiduel » en France, malgré une recrudescence des attentats ces derniers mois. La question est devenue partie intégrante de la campagne électorale la semaine dernière lorsqu’une jeune fille juive de 12 ans a été violée par des garçons et soumise à des insultes antisémites dans une banlieue parisienne.

D’autres membres du bloc de gauche ont été largement critiqués pour leur soutien à M. Mélenchon, qui n’a pas caché sa volonté de devenir Premier ministre s’ils remportaient les élections.

Cependant, plusieurs dirigeants du bloc ont insisté sur le fait qu’il ne serait pas candidat, notamment la chef des écologistes Marine Tondelier, qui a déclaré qu’une décision serait prise par consensus.

Les lignes de fracture au sein de l’alliance de gauche ont été révélées par l’ancien président socialiste François Hollande, qui a exhorté M. Mélenchon à « se taire » et à cesser de faire fuir les électeurs modérés.


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