Haute-Savoie : deux enfants hospitalisés disparus pendant 24 heures, retrouvés sains et saufs
Logan (8 ans) et Even (13 ans) ont fugué du centre hospitalier Annecy Genevois mardi soir. La gendarmerie a déployé une cinquantaine d'hommes et un numéro vert avant de les localiser déshydratés mercredi.
Mardi 30 juin, deux garçons hospitalisés au Centre hospitalier Annecy Genevois ont quitté l'établissement sans être vus. La gendarmerie de Haute-Savoie a lancé un appel à témoins et mobilisé d'importants moyens. Ils ont été retrouvés sains et saufs mais déshydratés le lendemain après-midi.
L’essentiel
- Disparition : deux enfants de 8 et 13 ans, sans lien de parenté, ont fugué du service pédiatrique du CH Annecy Genevois le mardi 30 juin 2026 entre 19h et 20h.
- Mobilisation : la gendarmerie de Haute-Savoie a lancé deux appels à témoins et activé un numéro vert (0800 971 071). Une cinquantaine de gendarmes ont quadrillé le secteur.
- Dénouement : les deux garçons ont été retrouvés sains et saufs mais déshydratés le mercredi 1er juillet 2026 en fin d’après-midi, soit près de 24 heures après leur disparition.
Une fugue inquiétante depuis le service de pédiatrie
Ce mardi 30 juin 2026, en début de soirée, le personnel soignant du Centre hospitalier Annecy Genevois, situé à Épagny Metz-Tessy, s’aperçoit que deux jeunes patients ne sont plus dans leur chambre. Logan, 8 ans, et Even, 13 ans, hospitalisés dans le service de pédiatrie, ont quitté l’établissement sans que personne ne les voie. Les deux garçons n’ont aucun lien de parenté, selon la gendarmerie de la Haute-Savoie.
L’alerte est donnée rapidement. La direction de l’hôpital prévient les forces de l’ordre. Face à l’âge des enfants et aux risques liés à une fugue en pleine nuit, la gendarmerie déclenche un dispositif d’urgence.
Un appel à témoins et un numéro vert activé
Dès le mardi soir, la gendarmerie de Haute-Savoie diffuse un premier appel à témoins sur les réseaux sociaux, suivi d’un second le mercredi matin. Les militaires se disent « particulièrement inquiets pour la sécurité des mineurs ». Un numéro vert gratuit et accessible en continu est mis en place : le 0800 971 071. Ce dispositif vise à centraliser tous les signalements venant du public.
Une cinquantaine de gendarmes sont mobilisés pour les recherches. Ils quadrillent les alentours de l’hôpital, situé dans une zone périurbaine entre Annecy et la campagne haut-savoyarde. Les enquêteurs passent en revue les images de vidéosurveillance et interrogent les riverains.
Retrouvés déshydratés mais vivants
Le mercredi 1er juillet 2026, en fin d’après-midi, un appel au numéro vert permet de localiser les deux garçons. Ils sont retrouvés dans un secteur boisé à quelques kilomètres de l’hôpital, selon France 3 Régions. Les enfants sont sains et saufs, mais présentent des signes de déshydratation. Ils sont pris en charge par les secours et ramenés à l’hôpital pour un bilan médical.
Les raisons de leur fugue n’ont pas été communiquées précisément. La gendarmerie n’a pas souhaité détailler les circonstances, évoquant la protection de la vie privée des mineurs. L’enquête, menée par la brigade d’Annecy, se poursuit pour comprendre comment ils ont pu quitter l’établissement sans être repérés.
Contexte dans la Haute-Savoie
Ce type de disparition d’enfants hospitalisés reste rare dans le département. La Haute-Savoie, territoire densément peuplé autour du bassin annécien, dispose de plusieurs établissements de santé, dont le Centre hospitalier Annecy Genevois, l’un des plus importants de la région Auvergne-Rhône-Alpes avec plus de 1 200 lits. La fugue de deux patients depuis un service pédiatrique a suscité une vive émotion parmi les habitants.
Les moyens déployés - cinquante gendarmes mobilisés en quelques heures - témoignent de la priorité donnée par les autorités aux disparitions de mineurs. En parallèle, d’autres affaires judiciaires récentes, comme le démantèlement d’un réseau criminel de DAB attaqués à l’explosif dans le Sud-Ouest, montrent la diversité des missions des forces de l’ordre, mais ici c’est la rapidité du dénouement qui a rassuré.
Un soulagement pour les familles et l’hôpital
L’issue heureuse de ces recherches a été saluée par la direction du centre hospitalier et par la gendarmerie. Aucune plainte n’a été déposée pour le moment contre le personnel soignant. L’établissement a indiqué qu’il allait revoir ses protocoles de sécurité dans le service de pédiatrie pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise.
Les deux garçons, désormais sous surveillance médicale, devraient regagner leur domicile après quelques jours d’observation. Leur identité n’a pas été divulguée, conformément à la loi protégeant les mineurs.
Prochaine étape : les services de la protection de l’enfance seront saisis pour évaluer la situation familiale des deux enfants et comprendre les causes de cette fugue.