Dernières Nouvelles | News 24

Guerre Israël-Hamas du 29 mai 2024

Le président français Emmanuel Macron s'adresse aux journalistes à Gransee, en Allemagne, le 28 mai.
Le président français Emmanuel Macron s’adresse aux journalistes à Gransee, en Allemagne, le 28 mai. Annegret Hilse/Reuters/File

Le président français Emmanuel Macron se dit prêt à reconnaître un État palestinien – mais seulement après des réformes de l’Autorité palestinienne.

Macron s’est entretenu mercredi avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et a offert une « perspective de reconnaissance » si l’Autorité palestinienne « met en œuvre les réformes nécessaires », selon l’Elysée.

Macron a également souligné l’engagement de la France envers Abbas à construire une « vision commune » et des « garanties de sécurité » pour les Palestiniens et les Israéliens.

Les commentaires du dirigeant français interviennent après que l’Irlande, la Norvège et l’Espagne ont chacune officiellement reconnu un État palestinien.

Macron a également parlé de reconnaissance mardi, affirmant qu’« il n’y a pas de tabou pour la France » et qu’il était « totalement prêt à reconnaître un État palestinien ».

« Je considère que cette reconnaissance doit intervenir à un moment utile, au moment où elle s’inscrit dans un processus dans lequel les Etats de la région et Israël sont engagés et qui permet, sur la base d’une réforme de l’Autorité palestinienne, de produire un résultat utile, je ne ferai pas de reconnaissance émotionnelle», a déclaré Macron mardi.

Un peu de contexte : L’AP, dominée par le parti politique Fatah, a exercé le contrôle administratif sur Gaza jusqu’en 2007, après que le Hamas a remporté les élections législatives de 2006 dans les territoires occupés et l’a expulsé de la bande. Depuis lors, le Hamas dirige Gaza et l’Autorité palestinienne gouverne certaines parties de la Cisjordanie occupée par Israël.

Il a été créé au milieu des années 1990 en tant que gouvernement intérimaire en attendant l’indépendance palestinienne après la signature des accords d’Oslo avec Israël par l’Organisation de libération de la Palestine. Son siège est à Ramallah, en Cisjordanie occupée, et exerce une autonomie nominale dans certaines parties du territoire. Mais l’AP est très impopulaire parmi les Palestiniens, qui la considèrent incapable d’assurer la sécurité face aux incursions israéliennes régulières en Cisjordanie.

Israël a rejeté la perspective d’un retour de l’AP à Gaza après la guerre, ainsi que l’idée d’établir un État palestinien dans les territoires. Les États-Unis sont cependant favorables à une Autorité palestinienne réformée contrôlant à la fois la Cisjordanie et Gaza dans le cadre d’un futur État indépendant.


Source link